Ce qui doit arriver, arrive
La finance a été l’objet de grandes innovations ces dernières décennies. Pourtant elle reste un domaine de l’économie méconnu ou déformé par maints critiques.
Comme si elle voulait mettre un terme à la situation qui lui est faite par ces manipulateurs, elle se rappelle à leur attention au travers de phénomènes que ces derniers n’hésitent pas à classer aveuglément dans le sac « crise ».
La réalité financière est beaucoup plus simple et ce qui arrive s’explique logiquement.
Tuesday 18 September 2007 • classé dans Lane, Georges, Georges Lane •



















[…] Georges Lane vous explique. […]
Georges Lane nous propose ce lien (en anglais) sur les “subprime” :
http://www.federalreserve.gov/boarddocs/speeches/2007/20070111/default.htm
Bonne lecture.
Je suis quelque peu déçu de l’analyse de Georges Lane, que je trouve par trop sommaire.
Une petite remarque : il est tout à fait exact que le coût d’un déménagement gêne la mobilité professionnelle ; ce sont surtout les facteurs fiscaux et du marché de l’immobilier qui épuisent rapidement le propriétaire d’un bien immobilier. En effet près de 10 % de droits de mutation et de l’ordre de 10 % pour la commission d’agence épuisent le capital du vendeur : avec un bien estimé à 300 K€ il ne peut acquérir qu’un bien estimé à 240 K€… sans compter l’éventuelle plus-value fiscale sur l’appartement vendu ! On peut échapper aux droits de mutation en créant une sci
Outre le fait que ce n’est plus d’actualité pour les 8 millions d’emplois manquants en France
ce n’est pas le fait qu’un proprio soit endetté qui le gêne pour sa mobilité professionnelle,
car on peut toujours rembourser par anticipation (si cela a été prévu au contrat d’emprunt)
ce qui est génant provient de toutes les entraves fiscales et administratives qui ne permettent de vendre pour racheter, ou de louer son bien pour en louer un autre, qu’au prix de pertes financières lourdes :
1 les commissions des intermédiaires sont abusives en France car la situation est peu concurrentielle sur le marché des agences immobilières ; du fait du ” barême”, les commissions sont très très trés élévées !
on peut y échapper en recherchant un intermédiaire modéré ( car l’effort est le même pour vendre un bien de 800.000 ou de 300.000 euros) ou en vendant soi-même via internet ( Particulier à particulier, etc) …
2 - les frais notariaux, d’hypothèques et du conservateur sur les mutations immobilières, sont abusifs également,
on peut y échapper si on a créé une SCI dès l’acquisition …
3 - la plus value (IRPP) en cas de revente,
on peut la limiter dans certains cas mais cela peut devenir complexe …
4 - la csg et l’IRPP sur les loyers : en effet en cas de mobilité professionnelle, on peut envisager de LOUER sa résidence principale, mais les loyers sont soumis à la CSG et à l’IRPP,
on peut réduire fortement en louant en meublé …
En conclusion ce n’est pas l’existence d’un emprunt qui empêche la mobilité mais l’existence des taxes et impôts confiscatoires des revenus et des plus values, et tout simplement … des entraves aux libertés voulues par l’Etat.
Plus d’un million et demi de maisons saisies et cent sociétés de crédit en faillite… effectivement ce n’est pas une crise juste un accident !
“La réalité financière est beaucoup plus simple et ce qui arrive s’explique logiquement.”
Effectivement même une escroquerie s’explique logiguement et simplement.
Même “Fox news” n’oserait pas ce genre d’analyse !
ce qui parait, c’est l’insouciance d’un système qui s’emballe comme une boule de neige.
On ne peut imaginer un marché sans trois types d’acteurs, les spéculateurs qui animent les marchés et il faut les nommer et ne pas en avoir honte, les acteurs (ceux qui trouvent dans l’offre et la demande une satisfaction) et les régulateurs.
La crise des subprime provient de la carence de régulation. tout comme la bulle internet, le système s’autoalimente on vend on achéte on spécule et les régulateurs (banques centrales, tutelles ) sont dépassés.
ce qui les dépasse réside dans la novation des valeurs ou des systemes permettant de fixer les valeurs. Chaque crach à montrer une sorte d’emballement anarchique d’un système. Celui ci engendrait par ses propres mécanismes de croissance ses propres non valeurs futures. La difficulté résiderait alors dans la création de mechanismes financiers dont le dénouement des valeurs se projetterait dans le futur sans pour autant qu’il y soit construit sur des processus de valeur objectif. le subprime est une loterie ou les gagnants sont ceux qui denouent immédiatement leur risque alors que les perdants le denouerait dans le futur.
quand toutes les valeurs sont dénouées dans le présent, les restant jouent contrepartie des gagnants.
acte 2
le régulateur s emballe à son tour.
l’argent misé et gagné sur les subprimes fuit vers les marchés cerealiers, petroliers plus prometeur en profits à venir.
Devant la caisse vide, des marchés hémoragiés , ceux qui auraient du veiller au grain, requisitionnent la planche à billet pour donner l’illusion de garanties pereines aux derniers acteurs ébétés “stuck in the middle”.
au même moment , le dollar plonge, le petrole flambe et le marché reste toujours aussi incrédule.
que faut il faire ? Acheter sans compter , nationaliser, relouer aux proprietaires ruinés (par exemple) et l’annoncer clairement, tout en encadrant les prix du loyer. Limiter les autres deficits, rogner la dépense militaire, investir dans l education, generaliser la couverture sociale. Proposer le premier new deal du nouveau millenaire, réinstaurer une confiance durable dans un autre reve de l’Amérique, et ce avant que la crise ne s’amplifie…