• Libre chronique de l'Insolent

L’étatisme, repaire de belles crapules

→ Thèmes :

L’affaire EADS ouvrira-t-elle les yeux aux admirateurs naïfs du modèle hexagonal ?

Le texte de cette chronique

 
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Wednesday 3 October 2007
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10 avis d'auditeurs

  1. Henri commenting on L’étatisme, repaire de belles crapules
    Henri a dit le Wednesday 3 October 2007 à 18:08

    Bonjour,

    Je ne suis pas spécialiste en finance mais votre chronique de l’insolent m’inspire quelques commentaires. Tout d’abord qu’est ce qu’un “délit d’initié” ? Il ne s’agit pas simplement d’être informé, ce qui était le cas de l’état, d’après le Figaro, en décembre 2005, mais de profiter d’une information non public pour exercer une plus value sur la vente de ses actions. La question est donc de savoir si l’état a vendu des parts EADS à cette époque. A ma connaissance non. Difficile dans ce cas, comme le fait votre chronique d’accuser l’état sur ce point.
    D’autres actionnaires ont vendu à cette époque: Lagardère, Daimler … Si ils ont vendu en étant initiés que l’AMF et la justice soient intraitables car des actionnaires ont été spoliés de leurs bien en toute illégalité. Ces institutions ont été faites pour cela, j’espère qu’elles purgeront le marché de ces acteurs indésirables.

    Mais ce qui me semble plus grave dans l’article du Figaro et que vous ne relevez pas dans votre chronique c’est que les 90 Meuros de plus value ont été faits par 1200 cadres “initiés” … Qui sont ces personnes ? quel est leur système de valeurs ? ont ils seulement conscience de la gravité de leur acte ? confondent ils la bourse et le boneto ?
    Je crois qu’ils sont tout simplement dans l’air du temps: On prend l’oseille pendant qu’il est encore temps et advienne que pourra!

  2. Henri commenting on L’étatisme, repaire de belles crapules
    Henri a dit le Wednesday 3 October 2007 à 18:14

    Additif à mon commentaire précédent:

    J’aime beaucoup les émissions de L101 et particulièrement les chroniques de l’insolent car on peut les lire, les relire et les relire encore beaucoup plus vite que les chroniques simplement audio.
    Merci pour votre travail.

  3. Un français commenting on L’étatisme, repaire de belles crapules
    Un français a dit le Wednesday 3 October 2007 à 18:57

    Bonjour Monsieur Malliarakis, vous reprochez ce délit d’initié à l’Etat français. Reprochez-vous aussi le scandale Enron à l’Etat fédéral américain ?

    De plus, vous soulignez sous quel présidence et quel gouvernement ce délit a eu lieu. N’est-ce pas une suite logique à votre soutien vibrant à l’un des ex-candidats à la présidentielle?

  4. Victor commenting on L’étatisme, repaire de belles crapules
    Victor a dit le Thursday 4 October 2007 à 3:59

    ENRON était une société d’économie mixte, sans doute?
    N’importe nawak (à toutes les phrases).
    Et j’ai cru observer qu’aux US cela s’est terminé à la case prison pour certains. On verra ce qu’il en sera de vos potes énarques.

  5. JG Malliarakis commenting on L’étatisme, repaire de belles crapules
    JG Malliarakis a dit le Thursday 4 October 2007 à 10:39

    Enron n’était pas une société d’économie mixte mais c’était une entreprise liée au pouvoir, si j’en crois les gazettes.

    Le point essentiel a été souligné par Victor : cela s’est mal terminé aux États-Unis.

    L’affreux capitalisme corrige mieux ses fautes que le très pur étatisme. Voila ce que je retiens.

    Dans notre “modèle”, au contraire, même quand ils dirigent, parfois honnêtement, des sociétés de droit plus ou moins privé (Meyssier à Vivendi, Bon à France Télécom, etc.) les énarques calamiteux (pléonasme ?) s’en tirent très bien.

    Jusqu’ici.

  6. Un français commenting on L’étatisme, repaire de belles crapules
    Un français a dit le Thursday 4 October 2007 à 18:25

    Monsieur Victor, votre raisonnement est illogique. Le fait que les sociétés Enron et EADS soient toutes les deux au coeur d’affaires financières, prouve que la présence de l’Etat n’est pas le facteur déterminant. Dans un scandale financier, ce qui est déterminant est l’appât du gain, et la possibilité de le faire.

    Monsieur Malliarakis, le scandale Enron, concerne des malversations des années 90 (depuis 1996), éclate en 2001, et se déroule jusqu’à cette année. La procédure judiciaire n’est pas terminée. Au contraire, le scandale EADS concerne des opérations entre novembre 2005 et mars 2006. Quelques semaines après, l’AMF lance une enquête sur des délits d’initiés possibles. Ainsi, comment affirmer que le capitalisme américain est réactif et que le capitalisme français ne l’est pas? De plus, puisque l’affaire EADS n’a pris la tournure d’un scandale d’Etat que le 3 octobre 2007 (hier), suite à la publication d’une note de l’AMF, comment conclure que cette affaire illustre un système français corrompu jusqu’à la moelle par des hommes politiques intrigants et affiliés à des sociétés de corruption organisées faisant pression, notamment sur la presse, pour étouffer leurs malversations? Ne devrions-nous pas attendre les conclusions de la justice française, pour comparer ?

    Partageant votre opinion sur les nombreuses affaires politico-financières françaises, j’espère lire, dans vos prochaines notes, vos critiques sur la création par notre Garde des Sceaux d’un groupe de travail chargé de la dépénalisation du droit des affaires.

  7. Nicolas mx commenting on L’étatisme, repaire de belles crapules
    Nicolas mx a dit le Friday 5 October 2007 à 10:36

    L’une des différences entre Enron et EADS (ou entre Enron et le Crédit Lyonnais) c’est que de l’autre côté de l’Atlantique les responsables sont en prison pour de longues années et ruinés suite à leurs malversations. De notre côté de l’Atlantique, ils écoperont au pire d’une lourde amende qu’ils ne paieront jamais, et parce qu’ils ont une fois dans leur vie réussi un concours, continueront à administrer de grandes entreprises ou des administrations.

  8. Atomicman commenting on L’étatisme, repaire de belles crapules
    Atomicman a dit le Friday 5 October 2007 à 19:17

    Il ne faut pas déshabiller Paul pour vêtir Jacques. EADS n’est pas encore un scandale d’Etat. Quant à Enron, l’affaire n’est pas close non plus…

  9. Victor commenting on L’étatisme, repaire de belles crapules
    Victor a dit le Sunday 7 October 2007 à 16:30

    Tiens mimcmacman ne peut plus se passer du “Club de pétanque”.

    @”Un français” : mon raisonnement est en titane, c’est votre rapprochement entre ENRON et EADS qui est spécieux, fallacieux, captieux, tordu. Votre présupposé antiaméricain vous empêche de voir la réalité telle qu’elle est.

  10. Gourbetian commenting on L’étatisme, repaire de belles crapules
    Gourbetian a dit le Monday 8 October 2007 à 12:53

    C’est avec retard que je lis votre chronique et ses commentaires.

    Plutôt que de comparer ce qui se passe de part et d’autre de l’Atlantique, essayons de comprendre pourquoi et comment cela se reproduit si régulièrement en France, sans aucune sanction véritable et sans aucune remise en cause d’un des maux de la France à savoir le mélange des genres (public-privé) et le fait de retrouver les mêmes acteurs sur scène,dans les coulisses et même parfois dans la salle… et pourquoi on en parle aujourd’hui alors que les délits d’initiés (si celui ci est avéré) sont assez fréquents et assez anciens.

    Les hommes étant ce qu’ils sont etc.

    N’est ce pas Sarkozy qui est visé ?

    N’était-il pas dans le gouvernement dès le début d’EADS ? N’a-t-il pas été ministre des Finances ? Plus grave (semble t-il) n’est-il pas copain avec Lagardère ?

    Pour rester de ce coté de l’Atlantique cela me rappelle les scandales politico-financiers de l’entre deux guerres avec l’issue que l’on connaît…

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