Béjart, corps et âme
Libre Entretien de Pierre-Emmanuel Prouvost d’Agostino avec Albert-André Lheureux, metteur en scène, ancien directeur du Palais des Sports de Bruxelles.
Homme de théâtre, européen de la culture et “homme du monde” au sens littéral, A-A Lheureux a eu l’occasion - et le privilège - de connaître M. Béjart, et de travailler en étroite collaboration avec lui, au temps des plus marquantes créations bruxelloises du ballet du XXème siècle.
L’invité évoque un Béjart intime, comme peu de gens l’ont connu : à la ville, à la scène, dans le “laboratoire” de son art de chorégraphe et d’inventeur, et trace le portrait d’un grand artiste qui a tenté d’exprimer le langage de l’âme à travers la danse, et qui a toujours voulu tendre à l’exaltation de l’esprit par la lumière des gestes et le mouvement des corps.
Jeudi 6 décembre 2007 • classé dans Lheureux, Albert-André, PE Prouvost d'Agostino •



















Merci. Pour cette émission, merci.
Au delà de l’hommage que méritait l’oeuvre de Béjart, merci pour ce grand souffle qui nous porte loin des médiocrités ambiantes, y compris les médiocrités “de droite” qui valent bien dans leur étroitesse moralisante les médiocrités “de gauche” dans leur étroitesse autrement moralisante. Merci de redire qu’il n’y a d’art que de beauté mais que celle-ci transcende l’académisme, tous les académismes.
Votre émission m’a rappelé le conseil que donna Cocteau à une jeune fille de 17 ans qui se voulait poète avec ferveur et rage, conseil qui revient souvent me hanter en ce moment : “Respectez, aimes, servez toujours les oeuvres et les êtres de la valeur illégitime. Ainsi vous ne vous égarerez pas dans la fausse ligne droite.”