• Libre chronique de l'Insolent

La liesse des uns et la détresse des autres au Kossovo

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Elle souligne l’impuissance dommageable de l’Union européenne.

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Lundi 18 février 2008
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3 avis d'auditeurs

  1. Henri Robert Heid commenting on La liesse des uns et la détresse des autres au Kossovo
    Henri Robert Heid a dit le Lundi 18 février 2008 à 19:19

    cher monsieur
    merci pour vos commentaire très intéressants cependant , quelques bruits de micros sont percevables si vous pouviez y remédier ,votre rubrique y gagnerait
    bien cordialement

  2. Pierrot de la Luna commenting on La liesse des uns et la détresse des autres au Kossovo
    Pierrot de la Luna a dit le Mardi 19 février 2008 à 22:00

    “Hier 17 octobre” ?
    Un grand saut dans le temps !
    Bravo quand meme !
    La contradiction dans ce processus de creation du Kosovo, c’est qu’a l’heure ou on parle sans cesse d’integration dans le grand machin europeen (cf. Traite de Lisbonne), on se perd en conjectures louangeuses a propos de la creation d’un micro-Etat dote d’une micro-population.

    Bien a vous

  3. François Guillaumat commenting on La liesse des uns et la détresse des autres au Kossovo
    François Guillaumat a dit le Jeudi 28 février 2008 à 6:36

    Les Albanais du Kosovo étaient encore très majoritairement catholiques lorsqu’en 1689 Pjetër Bogdani accueillit Eneo Piccolomini à son évêché de Prizren –l’un et l’autre sont morts de la peste peu après.
    Et les quelques Albanais musulmans ne furent pas les derniers à s’enrôler parmi les auxiliaires de l’armée autrichienne de libération.
    Les revers autrichiens dont la défaite de Kaçanik ne fut que le premier ont ensuite été l’occasion d’un des rares épisodes de conversion forcée à l’islam, de tribus albanaises des montagnes.

    La conférence des ambassadeurs à Londres, réunie en décembre 1912, a pris fin en juin 1913. Le Traité de Londres, signé le 30 avril, livrait le Kosovo à la Serbie mais il n’a jamais été ratifié, et pas davantage le changement de frontières de la Serbie voté par la grande assemblée parlementaire prévue par l’article 4 de la Constitution de 1903.
    Et en décembre 1918, c’est le Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes qui a formellement annexé le Kosovo, toujours par la force puisque le recensement de la même année y comptait 2/3 d’Albanais et 1/4 de Serbes.
    C’est ce qui fait que le Kosovo n’a jamais légalement appartenu à l’état serbe contemporain avant que Tito ne l’y rattache provisoirement — jusqu’à la rupture en juin 1948 il envisageait de le rendre à l’Albanie dans le cadre d’une fédération balkanique plus vaste qu’il aurait dirigée.

    Et, comme dans toute fédération, c’est aux conditions fixées par la Constitution fédérale qu’il l’y a rattaché.
    Evidemment, ceux qui présentent l’indépendance du Kosovo comme un “précédent” n’en parlent pas, de ces conditions-là, ni des conséquences juridiques pour ce rattachement qu’implique leur violation par les voies de fait de mars 1989.

    A cet égard, la “doctrine Badinter” paraît avoir consisté dans une application à éclipse du droit positif local, même si ce que les pseudo-nationalistes Serbes lui reprochent, c’est d’en avoir tenu compte si peu que ce soit.

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