• Témoignages chrétiens

Rencontre au Vatican et dialogue islamo-chrétien

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Jean-Luc reçoit Mohammed-Chistophe Bibb fondateur de Notre-Dame de Kabylie qui rappelle le témoignage de la conversion de musulmans issus du Maghreb et évoque la question du dialogue islamo-chrétiens demandé par 138 représentants du monde musulman. La question centrale de l’amour du prochain.

 
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Thursday 6 November 2008
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3 avis d'auditeurs

  1. Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE commenting on Rencontre au Vatican et dialogue islamo-chrétien
    Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE a dit le Friday 7 November 2008 à 18:30

    FORUM ISLAMO CHRETIEN : IL FAUT REPARLER DU PORC !
    UNE QUESTION QUI FÂCHE VERITABLEMENT, MAIS COMBIEN SALVATRICE !!!
    Oui, nous sommes toujours pour un dialogue intra et inter religieux, mais où rien ne doit être éludé, conformément au souhait du Vatican qui prône un dialogue « authentique » et donc sans détours. Et doivent donc être abordés tant les sujets qui rapprochent que ceux qui fâchent.
    Dans cette perspective, il est fondamental de préciser d’emblée que l’Islam a vocation d’appeler les gens du Livre (Chrétiens et Juifs) à la conversion, par la persuasion, et donc sans contrainte. Et ce n’est qu’en cas de fin de non recevoir que la formule coranique « A chacun sa religion » peut trouver sa place dans le dialogue inter religieux - et alors on parle d’autres choses pour faciliter notre cohabitation !!!
    A l’évidence, le sujet est donc très sensible, du fait de l’antinomie au plan doctrinal entre Islam et Christianisme - surtout en cette fin des temps !
    En effet, il y’ a une convergence de tous les Textes Sacrés (Coran, Hadith, Tora, Evangile) sur le retour du Messie à la fin des temps. Le verdict sera donc forcément fatal. Je précise qu’il s’agit d’une antinomie au plan doctrinal, essentiellement sur l’appartenance confessionnelle de Jésus – en clair, Jésus ne peut pas appartenir à la fois aux musulmans et aux chrétiens, lors de son retour à la fin des temps.
    En vérité, il n’ y’ a qu’un seul Dieu - un Dieu unique. Tous les Textes Sacrés (Tora, Evangile, Coran) convergent là-dessus. Il n’ y a donc qu’une seule véritable religion. Ainsi, Islam et Christianisme sont forcément antinomiques au plan doctrinal, ce qui n’exclut pas une cohabitation harmonieuse entre musulmans et chrétiens. Et cette cohabitation est codifiée de façon très explicite par le Coran.
    Des chrétiens sont venus rendre visite au Prophète Mouhammad (PSL) dans sa mosquée. Il les reçut avec la plus grande bienveillance. Puis il (PSL) leur demanda d’intégrer la religion musulmane, de se convertir donc dans l’Islam.
    Ils lui répondirent qu’ils sont déjà dans une religion.
    Le Prophète (PSL) insista et après plusieurs tentatives sans succès, il leur rétorqua : « Si vous êtes croyants, pourquoi mangez-vous du porc ? »
    Alors, ses interlocuteurs se turent. (Rapporté dans Tabari)
    Et jusqu’à ce jour, aucun chrétien ne peut donner une réponse satisfaisante à cette redoutable question. Un véritable casse-tête !!!
    Oui, la nourriture des gens du Livre (Chrétiens et Juifs) nous est permise, parce que le porc leur est aussi interdit, essentiellement :
    (7) Et le porc, parce qu’il à le sabot divisé et qu’il ne rumine pas, il est impur pour vous (8) vous ne devez pas manger de leur chair et vous ne devez pas toucher leurs corps morts. Ils sont impurs pour vous.
    (Lévitique 11 : 7 –8)
    Et ces propos de Jésus, pour confirmer :
    (17) « Ne croyez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes : je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir »
    (Mathieu 5 : 17)
    Oui, le porc est une souillure ! Un poison ! (6. Les Bestiaux ou Les Troupeaux : 145).
    C’est pourquoi le « porc » sera l’arme fatale que brandira Jésus fils de Marie à son retour, à la fin des temps (le Christ de la Parousie) pour démanteler le Christianisme ; en témoigne le hadith suivant :
    - Abû Hurayra rapporte ces propos de l’Envoyé de Dieu - sur lui la grâce et la paix – “Les prophètes sont d’un père unique, mais de mères différentes et leur religion est unique.
    Nul n’est plus en droit de se réclamer de Jésus, fils de Marie que moi-même, car entre lui et moi il n’y a aucun prophète. Si vous le voyez (à son retour, à la fin des temps) sachez le reconnaître : … il tuera le porc [Lévitique 11 : 7 – 8 ; Luc 16 : 16 ; Matt : 5 : 17], brisera la croix [démantèlement de l’Eglise], répandra l’argent et Dieu fera périr en son temps toutes les religions à l’exclusion de l’Islam. Il tuera le Messie de l’égarement, le borgne menteur [l’Antéchrist], et la paix se répandra sur terre ….
    Puis il [Jésus] mourra et les musulmans feront pour lui la prière mortuaire et l’enterreront.”
    - Anas b. Mâlik rapporte ces propos de l’Envoyé de Dieu - sur lui la grâce et la paix - : « … L’Heure (fin du monde) se lèvera sur les pires des hommes, et il n’est d’autre Mahdi que Jésus fils de Marie. »
    (Al - Hâkim)
    Le Mahdi est le disciple, le « secret » et donc la preuve décisive de Jésus Christ lors de sa seconde venue – le Sceau des Saints (al khatimal.wilâyah). Ils sont donc un.
    Et en fait, le Sceau des Saints (al khatima’l.wilâyah) dont se réclame Cheikh Ahmad TIDJANI Chérif (*) n’est rien d’autre que le titre porté par Jésus Christ lors de sa seconde venue (Cf. Glossaire de « La Sagesse des Prophètes » de Muhyi Din Ibn Arabi) ; ce qui est conforme au Coran :
    (253) Parmi ces messagers, nous avons favorisé certains par rapport à d’autres. Il en est à qui Allah a parlé. Il en a élevé d’autres en grade.
    A Jésus, fils de Marie, nous avons apporté les preuves décisives et l’avons fortifié par le Saint-Esprit [(ou Esprit de Sainteté). C’est ce qui fait de Jésus, le « Sceau des Saints » ou le Sceau de la Sainteté universelle »]. …
    (2. La Vache : 253 - Al Baqarah)
    Ainsi Jésus Christ - le Sceau des Saints - revient au nom du Prophète (PSL) pour confondre les gens du Livre (chrétiens et juifs) et les appeler à la conversion.
    (99) Dis : « Ô gens du Livre, pourquoi obstruez-vous la voie d’Allah à celui qui a la foi, et pourquoi voulez-vous rendre cette voie tortueuse, alors que vous êtes témoins de la vérité ! »
    Allah n’est pas inattentif à ce que vous faites.
    (3. La Famille d’Imran : 99 ; Al-Imrân.)
    (15) Ô gens du Livre ! Notre Prophète est venu à vous. Il vous explique une grande partie du Livre que vous cachiez. Il en abroge une grande partie. Une Lumière et un Livre clair (le Coran) vous sont venus de Dieu.
    (5. La Table Servie : 15 ; Al-Mâ.idah.)
    (170) Ô gens ! Le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Ayez la foi, donc, cela vous sera meilleur. Et si vous ne croyez pas (qu’importe !), c’est à Allah qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah est Omniscient et Sage.
    (171) Ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le Messie, Jésus fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah, sa Parole qu’il envoya à Marie, et un Esprit venant de Lui. (” Rûhu minhu “) Croyez en Allah et en ses messagers. Et ne dites pas “Trois”. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur.
    (4. Les Femmes, 170-171 ; - An- Nisâ’)
    (85) Le culte de celui qui recherche une religion en dehors de l’Islam n’est pas accepté. Cet homme sera dans la vie future, au nombre de ceux qui ont tout perdu.
    (3. La Famille d’Imran : 84)
    Dans la Bible, Jésus ne s’est jamais proclamé autre chose qu’un prophète, le « Fils de l’Homme » :
    (43) Jésus leur dit : « Je doit annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu aux autres villes aussi, car c’est pour cela que Dieu m’a envoyé.
    (Luc 4 : 43)
    En vérité, le terme « fils de Dieu » est d’essence satanique (antéchristique). Ce sont les mauvais esprits qui appelaient Jésus ainsi :
    (41) Des esprits mauvais sortirent aussi de beaucoup de malades en criant : « Tu es le Fils de Dieu ! ». Mais Jésus leur adressait des paroles sévères et leur empêchait de parler, parce qu’ils savaient, eux, qu’il était le Messie.
    (Luc 4 : 41)
    Comment Jésus Christ peut il être à la fois le « Fils de l’Homme » et le « Fils de Dieu » ?
    Il est fondamental de préciser que le terme « Fils de l’Homme » est parabolique. Ainsi, il peut désigner soit Jésus Christ lors de sa première venue, soit le Prophète Mouhammad (PSL) – l’ « Esprit de Vérité », soit Jésus Christ lors de sa seconde venue ou même ses vicaires et preuves décisives (le Mahdi et son Confirmateur). Il en est de même pour le terme « Paraclet ».
    Jésus a annoncé de façon très explicite la venue du Prophète Mouhammad (PSL), l’ « Esprit de Vérité » :
    (12) [Jésus leur dit :] « J’ai beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant (13) Mais quand arrivera celui-là, l’« Esprit de Vérité », il vous guidera dans toute la vérité, car il ne parlera pas de son propre (chef) mouvement, mais il dira tout ce qu’il entend, et il vous annoncera les choses a venir.
    (Jean 16 : 12 – 13)
    Ainsi, la mission du Prophète Mouhammad (PSL), c’est essentiellement d’appeler les gens du Livre à témoigner de la véracité du Coran et donc à se convertir :
    (192) Oui, le Coran est une Révélation du Seigneur des mondes,
    (193)  L’Esprit fidèle [l’Esprit de Vérité (Rûhu’l.amîn)] est descendu avec lui (le Coran) sur ton cœur, (Mouhammad)
    (194) pour que tu sois au nombre des avertisseurs (« Munzirîna »)
    195) C’est une Révélation en langue arabe claire.
    (196) Ceci se trouvait déjà dans les Livres des Anciens.
    (197) N’est-ce pas pour eux un signe que les docteurs (« Oulama ») des fils d’Israël le reconnaissent ? [Voir Jean 16 : 5 – 32 ; Jean 14 : 18 – 31]
    (26. Les Poètes : 198-201 - Ach – Chuarâ’ -)
    L’Evangile est très explicite sur le retour de Jésus :
    … (28) Ce sera comme du temps de Lot: les gens mangeaient et buvaient, achetaient et vendaient, plantaient et bâtissaient; (29) mais le jour où Lot quitta Sodome, du feu et du soufre se mirent à pleuvoir du ciel et les firent tous périr (30) Il se passera la même chose le jour où le Fils de l’Homme doit apparaître (malédiction des homosexuels. Un clin d’oeil au SIDA - la peste des temps modernes.)
    (Luc 17: 29-30.)
    (27) Alors on verra le Fils de l’Homme arriver sur un nuage avec beaucoup de puissance et de gloire.
    (28) Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance est proche.
    (Luc 21: 9-1O … 27-28)
    Oui, « Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance est proche » (Luc 21 : 28).
    A l’évidence, ces propos de Jésus Christ, constituent un rappel et un appel des chrétiens à la clairvoyance et donc à la conversion – Une véritable miséricorde !!!
    Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE
    Le Paraclet (Consolateur), Rétro confirmateur du Mahdi, Son Eminence Serigne El Hadj Madior CISSE Khalife de Cheikh Ahmad TIDJANI Chérif, le Sceau des Saints – le « Christ de la Parousie » (*)

  2. Matt commenting on Rencontre au Vatican et dialogue islamo-chrétien
    Matt a dit le Sunday 9 November 2008 à 2:33

    Cher Frère dans la foi du Dieu d’Abraham,
    Vous vous demandez pourquoi les Chrétiens peuvent manger du porc, sans que cela contrevienne à leurs croyances ? La réponse est très simple (preuve que la question n’est en rien redoutable) : Dieu n’étant que Bonté et étant en plus tout puissant et omniscient (autrement dit, à Sa parfaite Bonté rien ne peut s’opposer), tout ce qu’Il crée est forcément bon. Or, puisque Dieu a créé toute la Création, toute la Création (y compris le porc) est donc forcément bonne. C’est d’une logique imparable. Par ailleurs, les anthropologues vous expliqueront que si certaines religions ont interdit le porc, c’est que le porc se conservant très mal dans les pays concernés (ces religions sont apparues dans des pays très chauds), celui-ci créait alors rapidement des maladies en devenant avarié. A l’origine de cette interdiction était donc le souci de préserver de ces maladies les populations.
    Et Jésus n’a-t-il pas explicitement affirmé que le porc, entre autres sujets liés au repas, était licite ?
    “Isaïe a bien prophétisé de vous, quand il a dit : ‘Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent : les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains.’ Et ayant appelé la foule près de lui, il leur dit : “Écoutez et comprenez ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui souille l’homme.” Alors s’approchant, les disciples lui disent : “Sais-tu que les Pharisiens se sont choqués de t’entendre parler ainsi ?” Il répondit : “Tout plant que n’a point planté mon Père céleste sera arraché. Laissez-les : ce sont des aveugles qui guident des aveugles ! Or si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou.” Pierre, prenant la parole, lui dit : “Explique-nous la parabole.” Il dit : “Vous aussi, maintenant encore, vous êtes sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui pénètre dans la bouche passe dans le ventre, puis s’évacue aux lieux d’aisance, tandis que ce qui sort de la bouche procède du cœur, et c’est cela qui souille l’homme ? Du cœur en effet procèdent mauvais desseins, meurtres, adultères, débauches, vols, faux témoignages, diffamations. Voilà les choses qui souillent l’homme ; mais manger sans s’être lavé les mains, cela ne souille pas l’homme.” (Matthieu 15, 7- 20)
    Maintenant, que veut dire Jésus quand Il dit :
    “N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i, ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé. Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux ; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux. Car je vous le dis : si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Vous avez entendu qu’il a été dit aux ancêtres : Tu ne tueras point ; et si quelqu’un tue, il en répondra au tribunal. Eh bien ! moi je vous dis : Quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal ; mais s’il dit à son frère : “Crétin !”, il en répondra au Sanhédrin ; et s’il lui dit : ‘Renégat !’, il en répondra dans la géhenne de feu. Quand donc tu présentes ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis reviens, et alors présente ton offrande. Hâte-toi de t’accorder avec ton adversaire, tant que tu es encore avec lui sur le chemin, de peur que l’adversaire ne te livre au juge, et le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. En vérité, je te le dis : tu ne sortiras pas de là, que tu n’aies rendu jusqu’au dernier sou. Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu ne commettras pas l’adultère. Eh bien ! moi je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle. Que si ton œil droit est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi : car mieux vaut pour toi que périsse un seul de tes membres et que tout ton corps ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de péché, coupe-la et jette-la loin de toi : car mieux vaut pour toi que périsse un seul de tes membres et que tout ton corps ne s’en aille pas dans la géhenne. Il a été dit d’autre part : Quiconque répudiera sa femme, qu’il lui remette un acte de divorce. Eh bien ! moi je vous dis : Tout homme qui répudie sa femme, hormis le cas de “prostitution”, l’expose à l’adultère ; et quiconque épouse une répudiée, commet un adultère.” (Matthieu 5, 18-32).
    Qu’en conclure de toute cela ? Deux choses :
    1) Tout d’abord, que le régime de la Loi est en évolution jusqu’à son point de perfection avec Jésus.
    Ceci est capital pour comprendre le Christianisme : Toute la Bible raconte l’histoire d’un peuple, les Hébreux, qui, au commencement, était dans le même état de péché que le reste de l’Humanité, et que Dieu, dans Sa très grande Miséricorde, a petit à petit perfectionné à l’aide de la Loi. Le passage du Lévitique que tu mentionnes correspond justement aux premiers temps du peuple hébreux, à une époque où celui-ci avait le coeur à peine moins dur que ses voisins. Autrement dit, les Hébreux n’avaient, à ce moment-là, pas le coeur à comprendre le sens profond de la Loi mais que son aspect le plus superficiel, les préceptes humains, prosaïques. Cette compréhension superficielle de la Loi avait au moins un mérite : celui de pousser l’homme à mettre Dieu (certes encore mal) au coeur de sa vie. Les Hébreux, comme la plupart des peuplades du désert, trouvaient certains animaux imparfaits ou inquiétants, tels que les animaux à sabots non-fendus qui créent des maladies tant ils se conservent mal à la chaleur ou, plus généralement, les animaux qui ne ruminent pas, comme les dangereux serpents et hyènes. Qu’à cela ne tienne : Dieu a utilisé ces préjugés pour faire que les hommes, à travers ce souci du pur, aient le souci de Lui dans le moindre de leur geste, y compris le repas. Il faut bien comprendre que l’objectif de la Loi est d’éduquer, d’éduquer l’homme qui s’est tourné vers le péché à se tourner à nouveau vers Dieu, quelque soit le moment de la journée, quelle que soit l’occupation que l’homme accomplit. Et c’est alors en se tournant vers Dieu que le coeur se purifie. En contemplant l’Amour de Dieu, en comprenant que tout doit être fait pour Sa plus grande gloire, l’âme se convertit et devient bonne. Ce n’est donc pas la lettre (trop humaine) de la Loi qui rend juste, mais son esprit, esprit qui est l’Esprit de Dieu, donc Dieu lui-même ; ce n’est donc pas, dans la Loi, le précepte humain (fondé souvent sur un préjugé humain) mais Dieu lui-même qui justifie. Significativement, alors que la première moitié de la Bible est surtout caractérisée par une vision littérale de la Loi, rabaissée au rang de code pénal (le Coran est-il si loin de cela ?), la fin de la Bible est bien plus tournée vers l’esprit. C’est le temps des prophètes qui reprochent moins à leur peuple tel manquement à telle prescription, mais, sans cesse, l’enténèbrement du coeur qui pervertit tout et fait oublier Dieu malgré le respect des préceptes prosaïquement humains qu’utilise la Loi. C’est ce que veut dire la citation d’Isaïe, rappelée ci-dessus par Jésus-Christ, à cette occasion : “Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi”. Comme le fou qui s’arrête sur le doigt du savant en place de la lune que ce doigt désignait, les Pharisiens scrutaient le respect matériel de la Loi et se croyaient justifiés par lui, en place de regarder Dieu vers Lequel la Loi ne cessait de réclamer de se tourner.
    2) Nous arrivons alors au second point s’agissant de l’efficacité de la Loi à justifier : si l’objectif de la Loi est de purifier le coeur, le problème est que cette Loi ne peut être vécue en vérité que par un coeur pur. Ce cercle est insurpassable pour un homme pécheur. Cela confirme bien la foi chrétienne qui affirme que Dieu seul peut rendre juste, et qu’il est orgueilleux, pour un homme, de croire qu’il peut être juste tout seul, sans l’aide du Juste (un Musulman qui est tant attaché à la lettre du Coran et qui nie l’existence de l’Esprit de Dieu, car s’opposant à la Trinité, devrait très sérieusement réfléchir à ce problème.). Mais au vu de cette contradiction, Dieu allait-il laisser l’humanité pécheresse aller irrémédiablement à la damnation ? Puisque la vieille humanité seule était incapable de se conformer parfaitement à l’Esprit de la Loi en raison de son coeur impur, il lui fallait un coeur nouveau, pur, et qui soit capable de contenir tout l’Esprit Saint, tout l’Esprit de la loi ; il lui fallait Jésus-Christ. Et effectivement, Jésus a donné à l’humanité Son Sacré-Coeur sur la Croix, d’où sont sortis son sang pour laver les péchés qui enténèbrent le coeur des pécheurs ainsi que l’Esprit-Saint, symbolisé par l’eau, pour sanctifier. Dès lors, le vrai chrétien qui reçoit ce coeur nouveau, totalement ouvert à l’Esprit de Dieu, n’a plus besoin de la lettre des prescriptions prosaïques humaines, dont la raison d’être était justement d’ouvrir davantage les coeurs à Dieu. Le Chrétien a à sa disposition bien mieux : le Coeur de Jésus empli de l’Esprit Saint ; la Loi, avec Jésus, n’est pas rejetée, elle est accomplie, parfaitement. Est-ce à dire que la morale de Jésus-Christ est laxiste ? Bien au contraire, elle va beaucoup plus loin (comme le rappelle les versets du chapitre 5 de Matthieu) que les préceptes anciens de la Loi, car elle ne requiert pas seulement des actes bons, mais qu’ils soient en plus accomplis avec un coeur bon. Et je le dis : qui n’accomplit pas la Loi avec le Coeur du Christ n’accomplit rien de la Loi, que l’enveloppe humaine des rites qu’elle a condescendu à revêtir. Autant dire que celui qui ne vit pas et n’agit pas toujours et pleinement dans un parfait amour a de quoi frémir devant la Justice de Dieu… Dès lors, celui qui mène une vie de vautré, de débauché et qui prétend la justifier non en raison de sa médiocrité personnelle mais au nom du Christianisme est un menteur abominable. Saint Paul s’est rapidement et violemment dressé contre ces odieux hypocrites, leur affirmant que leur châtiment sera pire encore que pour les autres pécheurs.
    Bref, j’espère que vous aurez compris que pour un Chrétien, la Loi est toujours valable mais ce qui est valable, ce n’est plus la lettre de la Loi (formulée pour être comprise par un contexte historico-ethnique particulier) mais son Esprit, et pour l’éternité. D’où il suit que l’unique Commandement que doit suivre le Chrétien (et qui résume tous les autres), c’est le Commandement d’Amour : “Apprenant qu’il avait fermé la bouche aux Sadducéens, les Pharisiens se réunirent en groupe, et l’un d’eux lui demanda pour l’embarrasser : ‘Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi ?’ Jésus lui dit : ‘Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit : voilà le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. A ces deux commandements se rattache toute la Loi, ainsi que les Prophètes’.” (Matthieu 22, 34-40). Pour en revenir, une dernière fois, aux prescriptions alimentaires, en quoi la non-consommation de la viande de porc serait-elle en soi une plus grande preuve d’amour que sa consommation, si l’on comprend qu’elle ne peut pas avoir d’impureté intrinsèque, ayant totalement été créée par le Bon Dieu ? Ce qui est bon, c’est que nos repas (comme le reste de nos actions) soient une preuve d’amour envers Dieu et notre prochain, ce qui implique de remercier Dieu à chaque bouchée pour ce repas (c’est le sens du bénédicité) et de partager son repas avec notre prochain qui a faim. Là est le vrai sens de la Loi. Je le redis : il ne faut pas prendre les préjugés humains qui servirent historiquement d’instruments à Dieu pour manifester Sa Loi, pour la Loi elle-même !
    Pour toutes ces raisons, les citations des versets précités, en conséquence, ne peuvent en aucun cas servir à confirmer l’affirmation contenue dans le Coran que le porc sera l’arme qui confondra les méchants à la fin des temps. D’ailleurs, en toute rationalité, comment faire de la consommation du porc le péché absolu ? Ce n’est pas un péché pour les raisons précitées, mais même si c’en était un, n’existe-t-il donc pas de péchés bien plus graves sur terre. Bien sûr que si, et qui sont commis par des personnes qui se disent musulmanes, chrétiennes ou autres.
    Cela dit, je suis en accord avec vous sur un point : cette conception de la Loi est une des grandes pierres d’achoppement avec les Chrétiens. Alors que les Musulmans abordent la Loi par la lettre, les Chrétiens l’envisagent sous le jour de l’Esprit. Alors que les uns jugent le croyant méritant s’il respecte les rites de la Loi (c’est-à-dire le respect de la Loi sous sa forme la plus extérieure, sociale, historiquement datée - approche qu’un Chrétien jugerait superficielle et indigne de Dieu, rabaissé ), les autres clament que le mérite du croyant est d’avoir un coeur pur, ce qui explique que Dieu seul, qui sonde le fond des coeurs avec Son Esprit justement, est capable de juger les hommes. Ignorant de l’Esprit, ceux qui ne jugent la Loi qu’en fonction de sa lettre sont condamnés à juger aussi mal les autres parce qu’en fonction du respect ou non de cette lettre.
    Mais en plus de cette question de la lettre de la Loi, il y a une pierre d’achoppement plus fondamentale encore, de très loin la plus capitale, et que vous n’avez pas vu parce que, pour vous, le Coran est nécessairement la Loi de Dieu, c’est justement de savoir si la tel est bien le cas. Or, un Chrétien ne peut le croire, car Dieu est Amour, de sorte que Sa Loi doit forcément être, et toujours, un Commandement d’Amour envers Lui et toute la Création qui est Son oeuvre. Or, par exemple, où est l’amour dans l’autorisation coranique du butin, et donc du pillage ? Au verset 57 de la sourate 8 du Coran, il est écrit “Donc, si tu les maîtrises à la guerre, inflige-leur un châtiment exemplaire de telle sorte que ceux qui sont derrière eux soient effarouchés. Afin qu’ils se souviennent.” Or, si Dieu est Amour, comment se fait-il qu’Il n’incite pas ici l’homme à toujours être miséricordieux à Son image ? Plus grave, en incitant l’homme à châtier, cette sourate n’inciterait-elle pas le musulman concerné par ce cas à se faire juge, alors que Dieu seul doit être le Juge ? A propos des relations entre Chrétiens et Musulmans, vous écrivez : “Et cette cohabitation est codifiée de façon très explicite par le Coran.” Mais cela soulève trois questions : où est le Commandement d’Amour dans cette imposition d’un régime de citoyen de second ordre pour les Juifs et les Chrétiens ? “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”… si les sociétés musulmanes appliquaient ce commandement, elles n’imposeraient pas aux autres ce qu’elles ne voudraient pas pour leurs propres coreligionnaires. Sans parler du sort déplorable réservé aux autres religions et aux athées à qui n’est même plus réservé le sort de sous-citoyens mais de sous-hommes. Le deuxième motif de désaccord est qu’en imposant un statut commun à tout un groupe (hors considération sur le statut infâmant ou non de tel ou tel statut), ce régime ne fait pas acception des personnes, autrement dit, au lieu de tenir compte de la particularité de chaque être, ce Dieu veut que chaque personne soit jugée comme faisant partie d’un tout homogène. Rien à voir avec le Dieu des Chrétiens qui noue une relation personnelle avec chaque homme, tenant compte de son caractère, de ses attentes, de ses faiblesses, de sa situation particulière. N’est-ce pas une belle preuve d’amour que de considérer chaque être dans sa singularité et de s’adresser à chacun en particulier ? D’ailleurs, Dieu peut-Il être Amour et Miséricorde sans cela ? Enfin, le troisième élément qui me choque, c’est cette prétention des musulmans à imposer leur loi aux autres. Cela peut se résumer ainsi : “Nous, Musulmans, nous vous imposons, à vous, Juifs et Chrétiens, tel statut de Dhimmi, et il est hors de question que vous ayez votre mot à dire parce que cela est écrit dans le Coran, auquel vous devez vous pliez même si vous ne pensez pas qu’il vient de Dieu”… Alors si, à plus ou moins long terme, tout est joué d’avance, quel dialogue avec les non-musulmans ? Pour qu’il y ait dialogue, il faut qu’il y ait respect des personnes et de leur liberté de croyance, et que quelque chose puisse sortir de cette discussion qui ne soit pas déjà pré-décidé. En appliquant un régime spécial de contraintes et d’humiliations pour les non-musulmans, il n’y a déjà plus de respect, le dialogue est faussé, l’amour pour le prochain n’est plus.

    P.S. : Si l’Islam demande la conversion des Chrétiens, le Christianisme exhorte, au contraire, les Musulmans à devenir Chrétiens… mais jamais les Evangiles n’ont demandé pour cela un quelconque recours à la violence, à la force, ni à quelques brimades sociales ou politiques que ce soient. Si jamais cela a pu être fait dans le passé, c’est manifestement contre ce que nos Evangiles prônaient.

  3. Matt commenting on Rencontre au Vatican et dialogue islamo-chrétien
    Matt a dit le Sunday 9 November 2008 à 4:28

    Et maintenant, pour ne pas rendre mon propos trop indigeste en le réunissant en un post, je poursuis en ouvrant ce second post qui aborde l’autre thème de votre commentaire : la possibilité de la divinité de Jésus et la question subséquente de la Trinité.
    Vous affirmez : “Dans la Bible, Jésus ne s’est jamais proclamé autre chose qu’un prophète, le « Fils de l’Homme »”. C’est absolument faux. Puisque vous aimez l’Evangile selon saint Matthieu, en voici encore un extrait :
    “Comme les Pharisiens se trouvaient réunis, Jésus leur posa cette question : ‘Quelle est votre opinion au sujet du Christ ? De qui est-il fils ?’ Ils lui disent : ‘De David.’ - ‘Comment donc, dit-il, David parlant sous l’inspiration l’appelle-t-il Seigneur quand il dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis dessous tes pieds ? Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ?’ Nul ne fut capable de lui répondre un mot. Et à partir de ce jour personne n’osa plus l’interroger.” (Mt 22, 41-46)
    Et encore :
    ” ‘Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ?’ Simon-Pierre répondit : ‘Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.’ En réponse, Jésus lui dit : ‘Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux. Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié.’ Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.” (Mt 16, 15-20).
    Mais on pourrait aussi citer abondamment l’Evangile de Jean :
    “Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.” (Jn 1, 1).
    “Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.” (Jn 1, 14).
    “Moi et le Père nous sommes un.” (Jn 10, 30).
    “Mais si je les fais, quand même vous ne me croyez point, croyez à ces oeuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père.” (Jn 10, 38).
    “Jésus répondit : ‘Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici.’ Pilate lui dit : ‘Donc tu es roi ?’ Jésus répondit : ‘Tu le dis : je suis roi.’ (Jean 18, 36-37).” Jésus est Roi du Ciel ; et qui est le Roi du Ciel, si ce n’est Dieu ?
    Dans ces extraits, on peut observer que jamais le Christ ne se glorifie Lui-même d’être “Fils de Dieu”, c’est-à-dire Dieu, conformément à ce qu’Il a affirmé : la gloire dont on se rend soi-même témoignage ne vaut rien. Mais cela ne veut pas dire qu’Il ne l’est pas : Il sait bien qu’Il l’est et acquiesce quand on Lui rend ce témoignage. Ce qu’Il veut, c’est que les hommes en vienne à cette conclusion en voyant les signes qu’Il fait, dont Dieu seul est capable (chasser les démons, faire marcher des paralytiques, etc.), signes qui tous indiquent l’Amour infini qui est dans le Christ et qui ne peut-être que celui de Dieu. Aucun homme ne pourrait avoir autant aimé, jusqu’au mépris total de soi-même, s’il n’était Dieu. C’est par la reconnaissance de l’étendue infinie de Sa Miséricorde que Jésus veut que les hommes en viennent à cette conclusion. Et surtout pas parce que des démons, tremblants avant de se faire expulser, l’ont crié en implorant grâce. Dans ce passage (Mc 1, 23-26), vous pouvez remarquer que Jésus leur demande de se taire, mais ne dit pas qu’ils mentent…
    J’en viens alors à votre réticence à la proclamation chrétienne que Jésus est à la fois complètement Dieu et complètement homme : “Comment Jésus Christ peut il être à la fois le « Fils de l’Homme » et le « Fils de Dieu » ?” Votre objection vient de ce que vous voyez une opposition entre la nature de l’homme et la nature de Dieu, alors qu’il ne faut y voir qu’une distinction. Elle ne se situe pas sur le même plan ! Si les natures étaient antagoniques, il faudrait expliquer comment Dieu a pu créer quelque chose qui soit, par nature, contraire à Lui. Ce ne serait possible que si cette contradiction était inscrite en Lui-même, c’est-à-dire qu’Il serait divisé. Or, affirmer cela serait blasphémer. Vous-même dites que Dieu est un. Si des hommes s’opposent à Dieu, ce n’est pas en raison d’une nature qui serait contraire à Dieu, mais d’une pensée contraire, que l’homme, de lui-même, décide d’avoir, étant doté, par Dieu, de liberté en ce domaine. Dès lors, la pseudo-impossibilité de l’union des deux natures disparaît. D’ailleurs, comment un musulman qui passe son temps à dire que Dieu est tout puissant pourrait-il prétendre qu’avoir un Fils Lui est impossible ? Enfin, vous dîtes qu’en disant que Jésus est le Fils de Dieu, le Chrétien porte atteinte à l’unité de Dieu. Mais le Chrétien a toujours pris soin de distinguer la nature humaine et la nature divine dans le Christ, qui sont parfaitement et définitivement unies, mais SANS confusion. Quant à votre citation du Coran : Dieu “est trop glorieux pour avoir un enfant”, j’avoue qu’elle me laisse pantois ! Quel père de famille oserait prétendre qu’avoir un enfant est mal, honteux ? Mais être père est un magnifique titre de gloire ! Les Musulmans sont-ils donc si peu fiers d’avoir des enfants ? Celui qui affirme qu’avoir des enfants est une “bénédiction”, c’est-à-dire étymologiquement qu’il “dit que c’est bien”, alors il doit nécessairement en conclure qu’avoir des enfants est bon. Puisque toutes les bontés sont en Dieu, pourquoi Lui refuser pour Lui-même celle-ci ?

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