Métraduire un chef d’œuvre : Saint Augustin et la gent marécageuse
Prétendre traduire de nouveau les Confessions de saint Augustin est une fort belle entreprise, bien qu’il ne faille aucunement se dissimuler que le travail accompli jusqu’à ce jour en cette matière ne souffre d’aucune insuffisance qui fît la tâche nécessaire. Autant avouer qu’il faut avoir de bonnes raisons pour s’atteler à une telle entreprise. Mais qu’est-ce ci ? Une nouvelle traduction, que nous offrent les éditions P.O.L. sous ce titre délicieux : “Les Aveux”. De la préface du traducteur étalant à contrevent de petits scrupules nombrilisants afin qu’on le prenne pour l’idée que l’époque se fait de l’écrivain, jusques à la dernière ligne métraduite d’un chef-d’œuvre qu’il défigure bêtement au point qu’on en tire au moins cette satisfaction de ne le point reconnaître et d’oublier ainsi de temps à autres qu’on assiste à un sacrilège, tout n’y est qu’imbibition sotte.
Mardi 30 décembre 2008 • classé dans Maxence Caron • Laisser un commentaire
Huntington disparaît
… mais le choc entre les civilisations et la Barbarie demeure et s’amplifie.
→ texte et notes de cette chronique
Lundi 29 décembre 2008 • classé dans Libre chronique de l'Insolent • Un commentaire »
Jésus est né dans une famille atypique
Homélie du P. Michel Gitton pour le dimanche 28 décembre, évangile de la Sainte Famille
Samedi 27 décembre 2008 • classé dans Homélies du P. Gitton • Laisser un commentaire
Symphonie n° 4 en la majeur
« Italienne »
de Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) op. 90, Composée en 1830 cette œuvre enregistrée en 1950 par l’orchestre philharmonique de Berlin sous la direction de Sergiu Celibidache comprend successivement : Allegro vivace; Andante con moto; Con moto moderato; Saltarello Presto.
Samedi 27 décembre 2008 • classé dans Trésors de la musique • Laisser un commentaire
Regard sur Joseph de Maistre
Le Comte de Maistre est l’homme et le penseur qu’habite une absence absolue de compromission avec ce qu’il refuse et dénonce. S’il est vrai, comme le dit l’Apocalypse, que le Seigneur vomit les tièdes, on voit mal comment l’ardeur catholique de l’auteur des Considérations sur la France, dont tant de petites glottes gercées par les fausses bienséances ont mal à dégurgiter les salutaires sucs, on voit mal comment l’auteur de l’Examen de la philosophie de Bacon, qui élimine l’idole empiriste avec le brio d’un rationalisme apologétique ayant aujourd’hui quasiment disparu des rangs de ce qui reste de culture chrétienne, on voit mal comment l’auteur des inaltérables Soirées de Saint-Pétersbourg pourrait en son zèle, présenter un motif d’indigestion à l’estomac suprême. Ce zèle n’est jamais disjoint d’une pensée dont la puissance visionnaire, la langue parfaite et la rigueur conceptuelle sont bien peu connues. Et lorsque l’on goûte Maistre, c’est, la plupart du temps, en y comprenant également bien peu.
Samedi 27 décembre 2008 • classé dans Maxence Caron • Laisser un commentaire
J’avais demandé un Mantegna pour Noël
et j’ai découvert que la déchristianisation ne date pas d’hier.
→ texte dates et note de cette chronique
Vendredi 26 décembre 2008 • classé dans Libre chronique de l'Insolent • 2 Commentaires »
Julien Gracq : sens historique d’un décès
Quand Julien Gracq s’éteint dans cette France sans pensée, sans style, sans arts, sans élégance et sans avenir, ce n’est pas seulement un grand écrivain qui meurt, car un grand écrivain ne meurt assurément pas, mais à travers la disparition de ce seul et dernier symbole physique qui pouvait encore nous faire accroire que la déperdition générale était exorable, c’est la mort intégrale du génie littéraire d’un pays qui résonne comme un glas n’ouvrant sur aucun au-delà derrière la masse de ses fontes. Gracq note lui-même dans Lettrines II que « depuis vingt-cinq ans les très grands noms de la peinture et de la littérature s’en vont l’un après l’autre, non pas, on dirait, comme se renouvellerait une académie idéale, non pas pour laisser la place à des illustrations plus jeunes et plus fringantes, mais plutôt comme on coche, année après année, les noms dans une promotion exceptionnelle et fermée ». Julien Gracq avait su sentir que s’amorçait ce global pourrissement des œuvres littéraires à l’époque où l’inaltérable sienne triomphait et s’imposait comme ce qui allait être, nous le savons désormais, le chant du cygne français.
Jeudi 25 décembre 2008 • classé dans Maxence Caron • Laisser un commentaire
Guillaume Lekeu : Rimbaud de la Musique?
La fulgurante carrière de Guillaume Lekeu, puis sa mort du typhus, à 24 ans, en 1894 ont été, à l’époque, ressenties comme l’une des plus pathétiques espérances brisées, et comme l’une des plus irréparables pertes du monde musical français et européen. Lekeu, Belge “parisianisé”, élève de César Franck qui voyait en lui le plus brillant, original et prometteur de ses disciples, a été par la suite quelque peu hâtivement oublié, au portillon d’un XXème siècle où d’autres talents, et d’autres avant-gardes avaient pris le pas sur son précoce génie créateur, fauché en plein épanouissement de ses moyens. L’Etude biographique que Gilles Thieblot a consacrée au jeune compositeur trop tôt disparu permet de remettre en lumière l’une des plus attachantes, exigeantes et singulières figures de l’Histoire de la Musique.
→ L’ouvrage de Gilles Thieblot
Jeudi 25 décembre 2008 • classé dans Les Inconnus du Répertoire • Un commentaire »
Pascal : résonances de l’irréfutable
Parmi les astres qui, à travers l’histoire, brillent dans le ciel de la Vérité chrétienne, l’un brille d’une lumière toute particulière et déploie un oeuvre qui est à lui seul constellation. Penser la condition humaine et son salut produit chez Pascal une œuvre constellaire, les Pensées, où fragments classés ou non, lapidaires, adamantins et énigmatiques, reflètent en leur forme même les termes de cette relation que l’homme marqué de finitude entretient avec le Dieu caché dont il est infiniment éloigné et par qui il est infiniment aimé. Le chemin que, Transcendant, Dieu assume par amour afin de devenir lui-même chemin pour chacun est celui que Blaise Pascal a saintement lui-même emprunté : il cacha sa souffrance et son génie en Dieu, et devint l’un des plus grands penseurs de la Vérité – il devint l’irréfutable dans l’Irréfutable.
Mercredi 24 décembre 2008 • classé dans Maxence Caron • 2 Commentaires »
Madoff, la répartition et le Père Noël
Au moins les victimes de Madoff savent dès maintenant la vérité : elles n’attendront pas 40 ans de cotisations et la visite du bon Dr Alzheimer dans leurs maisons de retraite pour découvrir le diagnostic.
→ texte de cette chronique
Mardi 23 décembre 2008 • classé dans Libre chronique de l'Insolent • Un commentaire »






















