La crise est d’abord une crise scientifique
Les débats récents auxquels nous avons assisté nous confirment que, même chez les libéraux, on n’a pas encore intégré la théorie monétaire de la conjoncture.
Or, celle-ci est la seule qui puisse expliquer des erreurs systématiques et irrémédiables de prévision auxquelles nous avons assisté.
Elle les rend même inévitables : comment un financier pourrait-il, face à la concurrence, résister à la pression pour tirer parti de taux d’intérêt artificiellement bas, ou de hausses de prix dont il sait pourtant qu’elles seront suivies d’une baisse brutale ?
L’hypothèse suivant laquelle les gestionnaires financiers et les Irresponsables institutionnels sont mal formés est donc confirmée.
Etre un économiste autrichien sur les marchés est moins difficile que dans le monopole communiste de l’enseignement, mais c’est difficile quand même.
L’ignorance actuelle est le produit du pseudo-expérimentalisme, qui lui-même prend deux formes :
- le raisonnement en termes macroéconomique (ou plus généralement statistiques), qui n’a pas de rapport avec l’action humaine et un rapport seulement indirect avec le système de prix.
Or, pour raisonner sur la conjoncture, c’est ce système des prix qu’il faut juger.
- La formalisation en termes mathématiques (et plus généralement infra-déterministes) qui méconnaît les lois de la causalité sociale pour traiter les évolutions de prix comme des phénomènes aléatoires, soumis à une incertitude déterministe –ce qui conduit à méconnaître certains risques systématiques.
Mardi 3 février 2009 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane •



















Enregistrement de qualité sonore très moyenne au début.
Références :
Georges Lane :
→ La crise financière est d’abord une réalisation de la crise scientifique.
→ La conjoncture, alibi du dirigisme.
→ Le capitalisme, son propre ennemi ?
→ Le seul débat politique : (ultra)libéral ou (infra)déterministe
Friedrich Hayek :
→ La falsification de la science
George Selgin :
→ “La Théorie de la Banque libre”
Autres enregistrements :
→ le pseudo-expérimentalisme
→ La banque libre
Bonjour M. Lane. J’adore écouter vos entretiens, mais le son est vraiment pas terrible… que faire? Mais quels sont vos moyens, ceux du bord? Il est pourtant assez simple d’y remédier, avec un ordinateur… je pourrais vous conseiller, mais pas payer….
Cordialement, PMS.
Messieurs,
Bravo tout d’abord pour vos emissions, mais quel dommage que la réalisation soit catastrophique..un gâchis eut égard à la qualité des intervenants.
Et l’encodage en 32kbps n’arrange pas les choses!
En espérant une amélioration prochaine, encore merci.
Un auditeur
Pour abonder dans le sens des 2 messages qui précèdent :
serait-il trop demander à G. Lane de discuter qualité du son avec l’estimé JGM ou avec JLdC (dont les enregistrements sont de qualité parfaite) ?
b a v
Pierrot
Elles ont fini de se plaindre, oui
On a dit qu’on savait que ce n’était pas terrible mais enfin cela n’empêche nullement d’écouter.
Ils feront mieux la prochaine fois.
@ Pseudo : on peut savoir en quoi les 32 k posent un pb? (On ne nous l’avait pas encore faite celle-là)
@ Victor :
Je râle pas, je m’exprime !!!
ok
Et moi je ne modère pas, je “coordonne les débats”.