La politique étrangère russe, modèle bolchevik 1918
Georges Lane et François Guillaumat reçoivent Françoise Thom, maître de conférences en histoire à l’Université de Paris-IV Sorbonne et Georges Mamoulia, historien, ancien diplomate conseiller du Président Chevardnadzé pour les affaires internationales.
Références :
→ Françoise Thom : L’agression russe en Géorgie : les leçons pour l’Europe, Pusillanimité occidentale face à la Russie, Le Monde, 20 août 2008
→ Pavel Felgenhauer : La saison de la guerre approche dans le Caucase
Autres enregistrements :
→ La Géorgie face à l’impérialisme moscovite (1)
→ La Géorgie face à l’impérialisme moscovite (2)
Mardi 31 mars 2009 • classé dans Mamoulia, Guiorgui, Thom, Françoise, Georges Lane •



















De grâce, faites vous aider pour améliorer la qualité de la prise de son….. cela nous brouille l’écoute, mettant à mal en fait et de fait la perception de votre pensée… bon, là c’est un peu mieux…
Désolé d’insister sur ce confort certain que permet un investissement minime pour une plus-value maxime….
Bien à vous…
Bonjour Messieurs,
Un grand merci pour toutes vos émissions que j’ai découvertes un peu par hasard récemment et que je trouve particulièrement passionnante.
Je me permets, par contre, une petite remarque critique : peut-être pourriez-vous améliorer un peu la qualité de vos prises de son (je partage l’avis de l’intervenant précédent) et dans le cas de l’émission présente, il est dommage qu’elle ait été coupée avant la fin.
Au plaisir de vous écouter ou de lire très prochainement.
excusez ma précipitation… “passionnantes”
Cordialement
Je n’ai rien appris, en gros, de cet entretien! à qui s’adresse-t-il? Tout le monde a compris que le gros poisson aime à manger les petits…Ce n’est plus de la politique c’est du ‘ La Fontaine ” Je demande : -Pourquoi ce sentimentalisme? J’attends autre chose de Radio Lumière 101!
Il y aura toujours des gens pour minimiser les intentions hostiles de nos ennemis.
Imbécile ou crapule ?
j’attends, alors, qu’on me prouve que la Russie est notre ennemie?
On perd son temps à argumenter avec les cyniques. Ils seront toujours les derniers à comprendre, parce que les réalités morales dont ils ne veulent tenir aucun compte les rend aveugles aux réalités politiques qui en dépendent de façon intime.
http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_148ghtd75db
http://pasta.cantbedone.org/pages/C3Mc5o.htm
Déploiement de forces russes en vue d’une éventuelle opération en Géorgie
Pavel Felgenhauer, Eurasia Daily Monitor, 16 avril 2009, Volume: 6 Issue: 73
La semaine dernière, des partis de l’opposition géorgienne se préparaient à organiser des manifestations de rue pour forcer à la démission le président Mikheïl Saakachvili, alors que les forces russes ont entrepris des exercices militaires dans le Caucase qui pourraient être la préparation directe d’une intervention en Géorgie –à la suite d’une déstabilisation ultérieure du pays.
Les volumineux meetings de l’opposition n’ont pas forcé Saakachvili à céder, et à Tbilissi la tension monte (Eurasia Daily Monitor, 14 avril 2009).
L’éventualité est forte en Géorgie que des éléments radicaux dans les deux camps puissent commettre des violences, tandis que la Russie semble prête à intervenir pour défendre le peuple-frère orthodoxe géorgien contre le régime de Saakachvili, qu’il considère comme l’ennemi numéro un.
Après la guerre contre la Géorgie en août dernier, le président Dmitry Medvedev avait déclaré dans une interview à la télévision italienne RAI :
“Pour nous, le président Saakachvili n’existe pas, politiquement c’est un cadavre» (www.kremlin.ru, Septembre 2, 2008).
Alors que dans un interview récent de la BBC, Medvedev réaffirmait :
« Nous aimons et nous estimons le peuple géorgien.
Je ne veux pas avoir de relations avec le président Saakachvili, et ne communiquerai pas avec lui. Mais si, à la suite de processus démocratiques, le pouvoir change en Géorgie, nous sommes prêts pour des discussions. »
(www.kremlin.ru, Mars 29).
De la part du chef d’un petit pays voisin que Moscou a officiellement décrit comme un « cadavre politique », il est inconvenant de rester au pouvoir.
Alors que l’opposition géorgienne tentait de se renforcer, les militaires russes étaient déjà en marche. La flotte russe de la mer Noire a quitté en force Sébastopol en Crimée, conduite par son navire amiral le croiseur lance-missiles “Moskva”.
Le ministre des Affaires étrangères géorgien Grigol Vachadzé accusé la Russie de « continuer ses politiques d’agression » en déployant des navires de guerre et renforçant ses troupes en Abkhazie et en Ossétie du Sud. Vachadzé a exprimé l’espoir que la Russie
« n’osera pas commettre une nouvelle agression contre la Géorgie, car cela l’opposerait à l’ensemble du monde civilisé »
(Gruzia-Novosti, le 11 avril).
Des officiels militaires russes ont déclaré que le déploiement de troupes et de navires de guerre ferait partie d’exercices militaires de routine, décrivant la réaction géorgienne comme « hystérique et provocatrice » (RIA-Novosti, les 11 et 13 avril).
Il est important que l’armée russe ait reconnu sa mobilisation et son déploiement de troupes et de navires.
Pour l’instant, il est impossible de savoir précisément combien d’autres unités de l’armée ont été disposées à portée de la Géorgie. Toutefois, la composition de la force navale qui est partie de Sébastopol n’est pas secrète, puisque les autorités ukrainiennes doivent en être informées. Celle-ci semble plus importante que celle qui avait été lancée contre la Géorgie en août dernier.
Ce sont quatre grands navires de débarquement amphibies qui ont quitté Sébastopol la semaine dernière alors qu’en août 2008, on n’en avait décrit que deux en opérations, pour insérer un régiment de fusiliers marins dans le petit port d’Otchamtchira en Abkhazie, près de la frontière avec la Géorgie (Vlasť, 18 août 2008). Ces fusiliers marins avaient ensuite été utilisés dans l’invasion de la Géorgie occidentale.
Avant la guerre d’août dernier, la Marine géorgienne était petite, seulement équipée de vieux navires et pas prête pour des opérations sérieuses.
En novembre dernier Batou Koutelia, alors premier secrétaire d’état à la Défense (et maintenant ambassadeur de la Géorgie à Washington) avait dit à Eurasia Daily Monitor que dès le début de la guerre, tous les navires de la Marine géorgienne capables de tenir la mer avaient été transférés à Batoumi dans le sud à partir de leur base principale de Poti.
La marine russe avait annoncé qu’elle avait coulé un « navire porte-missiles » géorgien au cours d’une confrontation navale, après que celui-ci avait tenté d’attaquer la flottille de la mer Noire (Interfax, 10 août).
Pour sa part, Koutelia affirme que le ministère de la Défense géorgien nie avoir eu connaissance d’un tel incident. La Géorgie avait bien deux petits navires porteurs de missiles guidés : le Tbilissi, vieux navire soviétique et le Dioskuria construit en France et plus vieux encore. L’un et l’autre avaient été abandonnés à Poti et coulés dans le port par l’armée russe d’occupation. Leur carcasse a été récemment vendue aux enchères pour 61 000 dollars au prix de de la ferraille pour nettoyer le port de Poti (Interfax, le 3 avril).
De l’avis du Ministère géorgien de la Défense, la confrontation navale racontée par la marine russe en août dernier était soit un truc de propagande, soit une pure et simple illusion.
Après la guerre, la Géorgie a dispersé sa marine, remettant ses navires survivants à la garde-côte locale. La flottille russe conduite par le “Moskva” ne rencontrera pas d’opposition en mer, mais le déploiement d’une grande force amphibie constituée de milliers de fusiliers marins équipés d’armes lourdes est un spectacle menaçant.
Les routes étroites de faible capacité qui mènent de Russie en Géorgie (l’une vers l’Abkhazie et l’autre qui mène en Ossétie du Sud) créent des problèmes immenses de logistique pour transférer rapidement en Géorgie des contingents militaires importants, si Moscou opte pour une « intervention humanitaire » afin d’opérer un « changement de régime ».
L’insertion en août dernier d’une importante force de fusiliers marins dotés d’armes lourdes a servi pour contourner l’encombrement des voies terrestres, et cela pourrait encore s’avérer important. Les militaires russes connaissaient d’avance le moment exact de leur invasion planifiée, et contrôlaient totalement les provocations antérieures des bandes d’Ossétie du Sud, alors que dans la crise actuelle la situation est beaucoup plus volatile.
Saakachvili et ses ministres ont exprimé leur confiance que le déploiement militaire actuel des Russes est un jeu de bluff, et que Moscou ne prendra pas le risque d’une attaque qui empêcherait la « réinitialisation » de ses relations avec Washington (Gruzia-Novosti, le 2 avril).
Mais du point de vue de Moscou, seule une acceptation tacite par les États-Unis de la domination par la Russie du Caucase du Sud et de son contrôle des voies de passage de l’énergie de la mer Caspienne et de l’Asie centrale est une condition préalable de toute « remise à zéro » [en soi une concession catastrophique, qu’en plus ils se feraient prier pour accepter ?]. Que Washington accepte la domination de la Russie sur ces régions pourrait être la condition préalable implicite pour une véritable amélioration de leurs relations bilatérales.
http://www.jamestown.org/single/?no_cache=1&tx_ttnews[tt_news]=34862&tx_ttnews[backPid]=7&cHash=ed1ae9941f
Russian Forces Deploying for Possible Action in Georgia
Pavel Felgenhauer, Eurasia Daily Monitor, 16 April 2009, Volume: 6 Issue: 73
La réalité est comme la république, Une et Indivisible.
Il n’y a donc pas de réalités qualifiées.
( tantôt morale, tantôt politique, tantôt je ne sais quoi! )
Le cynisme n’a jamais rendu aveugle, les sentiments oui!
C’est Apollon vainqueur de Dionysios!
Et puis, à mon tour d’être suspiscieux :
Pourquoi cette russophobie? Ne cache-t-elle pas l’américanophillie? ou plutôt l’américanomanie? pour ne pas dire américanoconnerie! C’est si étrange que vous m’obligez à me poser toutes ces questions!Et ce n’est pas fini…n’y a-t-il pas de l’américano-sionisme caché comme de bien entendu!
Sachez que je suis pour la Russie et contre les états-unis. Maintenant, je n’ai plus le prétexte ( fallacieux du reste ) du communisme pour hésiter.
Le Soleil se lève à l’ Est Messieurs!
http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_176gf4cxsfw
http://pasta.cantbedone.org/pages/FIWYPE.htm
http://www.americanthinker.com/2009/05/the_end_of_europes_independenc_1.html
La fin de l’indépendance pour l’Europe
Zbigniew Mazurak, American Thinker, le 3 mai 2009
À moins que les Etats européens et l’Amérique n’adoptent rapidement une politique de puissance et renforcent leurs forces armées, l’Europe deviendra une simple province de l’empire russe.
Et, croyez-le ou non, le destin de l’Europe se décidera non à Paris, Berlin, Londres ou Bruxelles, mais en Géorgie, pays minuscule et sans importance apparente.
Cette république du Caucase héberge plusieurs oléoducs et gazoducs stratégiques.
Ces tuyaux-là sont les seuls transporteurs de combustibles fossiles entre l’Asie et l’Europe qui ne soient pas contrôlés par la Fédération de Russie. Or, quiconque contrôle l’approvisionnement de l’Europe en combustibles fossiles, domine le continent européen.
Si les Russes s’emparent de ces pipelines, leur pays aura un monopole en Europe.
Alors, le Vieux Continent n’aura pas d’autre choix que de s’en remettre à la Russie pour son approvisionnement en [gaz] combustible fossile.
Cela voudra dire que la Russie aura de fait un droit de veto sur les décisions des gouvernements européens (la Russie a déjà un tel pouvoir sur les gouvernements français et allemand : l’Allemagne obtient de la Russie 40% du gaz naturel dont elle se sert).
Ainsi, les pays européens cesseront d’être indépendants, et cela entraînera des conséquences néfastes non seulement pour l’Europe, mais aussi pour les États-Unis.
Directement ou indirectement, les politiques, dirigeants, forces armées, et capitaux de l’Europe affectent les États-Unis.
Si l’Europe n’est plus qu’un protectorat de la Russie, elle sera encore plus anti-américaine et réticente à coopérer avec les Etats-Unis qu’elle ne l’est déjà, et la Russie y mettra la main sur d’importantes ressources naturelles (tels que celles de l’Ukraine).
Laisser la Russie conquérir la Géorgie impunément conduira aussi inévitablement à de nouvelles agressions russes dans l’ensemble du monde.
Lorsque l’armée nord-vietnamienne a conquis Saigon en 1975, l’Amérique n’a pas connu un épisode de paix, mais une période de guerre.
Après 1975, l’Union soviétique et ses États-clients ont envahi de nombreux pays (dont l’Afghanistan) et tué des millions de personnes.
D’après Kim Zigfeld et l’analyste militaire russe Pavel Felgenhauer, les forces armées de la Russie sont en train de disposer des troupes le long de la frontière russo-géorgienne.
Les dirigeants russes planifient une guerre différente de la guerre d’août 2008.
La première guerre de Géorgie n’était juste qu’une manière de mettre l’Occident à l’épreuve, une manière de voir comment celui-ci réagirait à une invasion russe de la Géorgie.
Les résultats ont satisfait le Kremlin : les dirigeants occidentaux de l’époque (dont la plupart restent en fonction, les autres ayant été remplacés par des pacifistes), et presque tous les membres de partis démocrates-sociaux occidentaux (y compris le Parti Démocrate aux États-Unis), ont montré qu’ils étaient des lâches et des Munichois.
Lorsque les Russes ont attaqué la Géorgie, que faisait le chef du monde libre ? Avec Vladimir Putin à Pékin, il a fait comme si de rien n’était.
Les Russes ont conclu qu’ils pourraient attaquer n’importe quel pays sans en subir aucune conséquence.
Le Kremlin veut que la deuxième guerre avec la Géorgie soit celle qui amènera la mainmise russe sur la Géorgie et le renversement du Président Saakachvili.
Si l’Occident permet à la Russie d’occuper la Géorgie et de s’emparer des pipelines situés sur son territoire, alors l’Europe sera à la merci de Moscou ; et l’Amérique sera également touchée par cette invasion, quoique pas autant que ses alliés d’outre-Atlantique.
Et la nuisance russe ira s’accroissant, et non diminuant.
C’est pourquoi il est impératif que l’Europe, les États-Unis, le Canada et l’OTAN prennent immédiatement des mesures pour protéger la Géorgie - et eux-mêmes avec elle – contre les agresseurs russes.
Ce qui doit, sans se limiter à cela, inclure d’accepter immédiatement la Géorgie dans l’OTAN.
Il y a des gens qui ne croient pas que les petits pays puissent jouer un rôle important ; ils méprisent la Géorgie parce qu’elle serait trop petite.
Mais la Géorgie, si petite et faible qu’elle soit, n’en héberge pas moins des pipelines stratégiquement importants. Exactement comme comme le Panama qui est petit et faible, et qui abrite le canal de Panama.
De petits pays peuvent être stratégiquement importants, et la Géorgie en est un.
Zbigniew Mazurak est expert en défense et écrit des articles pour CWA, ainsi que d’autres sites Internet.
Dire : “ceci EST bon”, “ceci EST juste” n’est pas l’expression d’une émotion, c’est un type particulier de jugement de FAIT, procédant d’une confrontation de certaines REALITES avec certaines DEFINITIONS.
Selon que les définitions sont cohérentes ou contradictoires, ou que telle situation ou tel acte y correspond ou non, le jugement de valeur est VRAI ou FAUX, et le constater ne dépend pas plus –ni pas moins– d’une émotion quelconque que n’importe quel autre jugement de fait.
Se signale évidemment a priori comme incapable de raisonner en la matière celui qui ne comprend pas comment un jugement de valeur peut être vrai ou faux, parce qu’il ne saurait y voir autre chose que l’expression d’une émotion.
Et c’est bien une cause majeure de l’aveuglement et de l’incompétence des cyniques contemporains que cette thèse absurde comme quoi les jugements de valeur seraient l’expression d’une émotion.
En effet, la plupart des gens ne sont pas absurdistes : ils reconnaissent les REALITES MORALES et AGISSENT pour en tenir compte.
Par conséquent, celui qui a choisi de les méconnaître ou qui est incapable de les voir (l’un expliquant l’autre), ne peut pas comprendre comment la société fonctionne, parce que les raisons d’agir des gens lui échappent trop souvent.
les derniers propos de Sebaneau ne sont pas sentimentaux comme les précédents. Ils donne des raisons, argumente rationnellement. Nous sommes très loin du débat initial lui-même, avant ” notre ” débat, qui n’était que compationnel! les propos de Szentelira sont, dès lors, sans fondement!
Distinguer l’agresseur et la victime, c’est la raison d’être du Droit international public. Il y a donc des professionnels de la politique internationale qui y voient autre chose qu’une affaire de “compassion”.
C’est seulement un procédé courant des complices des agresseurs que de tenter de faire passer pour autre chose –du “moralisme”, de la “sentimentalité”– ce qui est affaire de justice et de Droit.
Parce qu’il y a finalement peu de gens qui oseraient prétendre que la justice et le Droit n’ont rien à faire dans l’analyse politique.
Françoise Thom avait donné suffisamment de preuves des intentions hostiles de Moscou à notre égard.
Navré mais Françoise Thom n’est pas une référence à mes yeux. Elle est russophobe et je ne le suis pas! Je ne l’ai pas lue mais entendue. Elle ne dit rien que des horreurs sur la Russie. Pas d’arguments mais accumulations d’affirmations. Déjà, intellectuellement c’est sans intérêts!
Françoise Thom n’est pas “russophobe”, elle est “russo-réaliste”. La “russophobie” est, depuis la chute de l’Union soviétique et encore plus depuis la prise du pouvoir par Poutine et sa clique, un mythe incapacitant destiné à empêcher les Occidentaux de 1) percevoir d’une part les tendances agressives et criminelles de la politique étrangère russe, d’autre part les aspects fâcheux (pour employer un euphémisme) de sa culture politique et de son organisation sociale ; 2) de les désigner explicitement ; 3) concernant la politique étrangère russe, d’y réagir comme il se doit. Par ailleurs, quand on affirme que ce que raconte François Thom est “intellectuellement sans intérêt”, on a intérêt (si je puis dire) à présenter soi-même une argumentation solide. C’est loin d’être votre cas.
Нам совсем всё равно, что этот идиот может подумать.