Sur une erreur incompréhensible de Murray Rothbard
Une loi proposée au Parlement de Londres pour que les clients des banques puissent expressément choisir entre un contrat de dépôt partiellement couvert et un contrat de dépôt entièrement couvert C’est pour Georges Lane et François Guillaumat l’occasion de réfuter une illusion de Rothbard [erreur incompréhensible pour qui a lu Ludwig von Mises] et qui consiste à prétendre que la couverture partielle serait frauduleuse, contre nature et déstabilisante pour l’économie. De la sorte, les partisans de la loi proposée en Grande Bretagne [et ceux qui partagent l’erreur incompréhensible de Rothbard] souhaiteraient imposer une réserve à 100 % supposée “rétablir l’honnêteté” et résoudre les problèmes monétaires.
→ Lire les textes : Ludwig von Mises : “La Théorie de la monnaie et du crédit” ; Ludwig von Mises : “Le Nouveau système monétaire” ; George Selgin : “La théorie de la banque libre” ; George Selgin & Lawrence White : “In Defence of Fiduciary Media” ; George Selgin : “Central banks as sources of financial instability”
→ Écouter les enregistrements : “De la justice comme seule norme politique” ; “La régulation par l’Etat est impossible” ; Ludwig von Mises : “La monnaie 2″ ; “La banque libre” ; Ludwig von Mises : “La monnaie 1″ ; “Murray Rothbard : l’économiste “
Samedi 9 octobre 2010 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane •





















[…] Lumière 101 : Blog Archive : La création de monnaie par les banques est elle frauduleuse lumiere101.com/2010/10/09/la-creation-de-monnaie-par-les-banques-est-elle-frauduleuse/ – view page – cached Georges Lane et François Guillaumat explorent une “erreur incompréhensible” du grand économiste Murray Rothbard. Ils la mettent en relation avec une proposition de loi en Grande Bretagne. Tweets about this link […]
Pascal Salin aussi est contre la réserve à 100 %. Voir “La vérité sur la monnaie”
Pouvez vous précisez dans quel article ou dans quel ouvrage avez vous relevé l’erreur de Rothbard, parce que vous n’en faites pas mention au cours de votre exposé. Merci
@ pago
Notamment dans “What has government done to our money?”, traduction ici :
http://www.scribd.com/doc/11452701/Murray-Rothbard-Etat-quastu-fait-de-notre-monnaie
Cdt,
GSF
Il y a aussi “L’unité monétaire européenne -au profit de qui ?” De Pascal Salin.
préfacé par Friedrich von Hayek et que j’ai eu l’heur de traduire.
En effet, ces 80 pages de Salin sont une perle rare, merci !
http://tinyurl.com/24upmsq
La raison principale du désavantage d’un système de réserve à 100% n’est-elle pas que l’activité économique au sens large serait bridée, une banque ayant alors tendance à prêter beaucoup moins ?
Par ailleurs, à supposer une obligation de réserve à 100%, les banques n’auraient-elles aucun moyen sur un marché mondialisé de trouver des ‘assurances’ de remboursement des dépôts en cas de défaillance, auquel cas la ‘protection’ des déposants serait établie, mais à un coût supporté en définitive par les clients?
Pour finir, bravo pour votre action et…continuez!
Voici une interview de l’un des artisans de la proposition anglaise. Il explique qu’il comprend très bien les nuances du débat sur la réforme bancaire, et pourquoi il a choisi l’option des 100 % dans le débat public.
http://www.cobdencentre.org/2010/09/cobden-centre-radio-steve-baker-mp/
C’est vrai que la réserve à 100 % briderait la production ; mais pas plus que n’importe quelle autre entrave aux échanges.
Il ne faut pas oublier que toutes les interventions de l’état ont les mêmes effets :
elles volent,
elles empêchent ou découragent la production,
elles encouragent les pseudo-investissements dans le combat politique au lieu des vrais investissements productifs,
et cela sans aucun profit identifiable a priori pour personne.
Les différences apparentes entre les interventions de l’état –par exemple entre l’impôt-subvention et le privilège de monopole, ou entre les divers prétextes des uns ou des autres– ne sont donc que des moyens de la tromperie étatique, acharnée à dissimuler la “Main Rude” de Frédéric Bastiat, celle qui vole, pour attirer exclusivement l’attention sur la “Main Douce”, celle qui distribue les privilèges.
Les hommes de l’état eux-mêmes sont dupes de ces illusions qu’ils engendrent et propagent, puisque c’est uniquement par accident que leurs interventions peuvent atteindre les buts qu’ils prétendaient en attendre.