Thème : Histoire des idées
Murray Rothbard (2) : Le philosophe politique
Georges Lane et François Guillaumat présentent l’économiste Murray Rothbard dans le domaine où sa supériorité sur son maître Ludwig von Mises était la plus décisive, celle de la philosophie politique : ayant compris que la norme politique peut et doit être découverte rationnellement, Rothbard présente la définition de la justice la plus conforme possible à son moyen de preuve, celui de la cohérence logique.
→ Murray Rothbard, “L’éthique de la liberté”
→ Ayn Rand, “Introduction to objectivist epistemology”
Mardi 2 mars 2010 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane • 2 Commentaires »
Murray Rothbard (1): L’économiste
Dans cette première émission consacrée à Murray Rothbard (1926-1995), Georges Lane et François Guillaumat évoquent l’économiste pourfendant les Charlatans Ordinaires, avec sa réfutation du Quatrain des sophismes étatistes, sa reformulation des enseignements de Ludwig von Mises dans la tradition du réalisme aristotélicien, et son histoire de la pensée économique.
→ Georges Lane et François Guillaumat : L’Absurde théorie des prétendues “externalités” , transcription par Anton Perez de l’émission du 18 avril 2009; Murray Rothbard : L’Ethique de la Liberté “Vers une reconstruction de la théorie de l’utilité et du bien-être” ; “Monopole et concurrence”; Ayn Rand: Introduction to Objectivist Epistemology ; François Guillaumat : L’Illusion fiscale; Madsen Pirie : La Micropolitique
Mardi 23 février 2010 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane • 2 Commentaires »
Hommage à Pierre Chaunu
Rendez-vous avec Jean-Jacques Mourreau qui évoque le grand historien disparu le 23 octobre et ses mises en garde contre la peste blanche et le suicide de l’occident.
Vendredi 20 novembre 2009 • classé dans Mourreau, Jean-Jacques, Les Rendez-vous de L101 • Laisser un commentaire
Ce que nous dit Heidegger
L’œuvre de Martin Heidegger (1889-1976), le dernier des grands philosophes, est aussi incontournable que malheureusement ignorée, en raison d’absurdes obstacles qui en interdisent l’accès malgré sa pédagogie et sa beauté. Maxence Caron donne un regard d’ensemble sur les lignes directrices de l’heideggerianisme, et aussi sur quelques-unes de ses insuffisances – qui appellent, par-delà l’histoire, à un nouveau système de la pensée.
Ouvrages :
→ Heidegger – Pensée de l’être et origine de la subjectivité
Dimanche 11 janvier 2009 • classé dans Maxence Caron • 7 Commentaires »
Saint Thomas d’Aquin et la langue de l’ineffable
A l’heure où la spécialisation scolaire de laboratoire immunise contre toute pensée, et où le thomisme est trop souvent récupéré à des fins de vulgarisation qui en dénature l’impact et l’empan, Olivier-Thomas Venard, prêtre dominicain, normalien, agrégé de l’université, docteur en lettres classiques et en théologie, s’apprête à publier le troisième volume d’un ouvrage fondamental montrant combien le thomisme, en un véritable mode de vie pour l’esprit, absorbe en soi tous les domaines contemporains de spécialité pour les fondre en une vivante totalité et retourner aux sources de la parole et de l’être. Le temps pour nous, avant cette importante parution, de revenir sur l’apport considérable des deux premiers volumes, aussi élégants qu’érudits, aussi virtuoses avec les données culturelles de notre temps, qu’enracinés dans le noble et pérenne Héritage littéraire, philosophique et patrologique.
→ livre de Olivier-Thomas Venard “Thomas d’Aquin poète théologien”, volume I : Littérature et théologie - Une saison en enfer ; Volume II La langue de l’ineffable
Jeudi 8 janvier 2009 • classé dans Maxence Caron • Laisser un commentaire
L’unité esthétique et aristocratique de l’œuvre de Nietzsche
Le contenu de l’œuvre de Nietzsche est foisonnant, varié, littéraire et poétique. C’est dans l’aristocratisme esthétique plus que dans tous les autres concepts qui en découlent, que se découvre l’unité de l’œuvre nietzschéen. Son adversaire est la tyrannie barbare de l’hédonisme moderne.
Jeudi 8 janvier 2009 • classé dans Maxence Caron • Laisser un commentaire
Jean-François Marquet, maître des lettres et de la pensée
Jean-François Marquet est une figure pensante que son prestigieux palmarès littéraire n’illustre que de bien loin. Ses livres sont toujours un choc esthétique pour les personnes qui les ouvrent ou les fréquentent. Marquet est le penseur le plus authentique et le plus profond de notre époque, comme en témoigne son chef d’œuvre encore incompris : Singularité et événement, creusant une voie unique en un érémitisme qui ne le rend disciple de personne tout en le faisant compréhension de toutes les œuvres de l’histoire entre lesquels il tisse, au moment crépusculaire, les liens transversaux de la récapitulation.
Mercredi 7 janvier 2009 • classé dans Maxence Caron • Un commentaire »
Regard sur Joseph de Maistre
Le Comte de Maistre est l’homme et le penseur qu’habite une absence absolue de compromission avec ce qu’il refuse et dénonce. S’il est vrai, comme le dit l’Apocalypse, que le Seigneur vomit les tièdes, on voit mal comment l’ardeur catholique de l’auteur des Considérations sur la France, dont tant de petites glottes gercées par les fausses bienséances ont mal à dégurgiter les salutaires sucs, on voit mal comment l’auteur de l’Examen de la philosophie de Bacon, qui élimine l’idole empiriste avec le brio d’un rationalisme apologétique ayant aujourd’hui quasiment disparu des rangs de ce qui reste de culture chrétienne, on voit mal comment l’auteur des inaltérables Soirées de Saint-Pétersbourg pourrait en son zèle, présenter un motif d’indigestion à l’estomac suprême. Ce zèle n’est jamais disjoint d’une pensée dont la puissance visionnaire, la langue parfaite et la rigueur conceptuelle sont bien peu connues. Et lorsque l’on goûte Maistre, c’est, la plupart du temps, en y comprenant également bien peu.
Samedi 27 décembre 2008 • classé dans Maxence Caron • Laisser un commentaire
Pascal : résonances de l’irréfutable
Parmi les astres qui, à travers l’histoire, brillent dans le ciel de la Vérité chrétienne, l’un brille d’une lumière toute particulière et déploie un oeuvre qui est à lui seul constellation. Penser la condition humaine et son salut produit chez Pascal une œuvre constellaire, les Pensées, où fragments classés ou non, lapidaires, adamantins et énigmatiques, reflètent en leur forme même les termes de cette relation que l’homme marqué de finitude entretient avec le Dieu caché dont il est infiniment éloigné et par qui il est infiniment aimé. Le chemin que, Transcendant, Dieu assume par amour afin de devenir lui-même chemin pour chacun est celui que Blaise Pascal a saintement lui-même emprunté : il cacha sa souffrance et son génie en Dieu, et devint l’un des plus grands penseurs de la Vérité – il devint l’irréfutable dans l’Irréfutable.
Mercredi 24 décembre 2008 • classé dans Maxence Caron • 2 Commentaires »
De la justice comme seule norme politique
Conséquence du subjectivisme que dénonce Benoît XVI, la plupart des mouvements politiques contemporains s’inspirent d’aspirations non raisonnées : celles-ci sont souvent légitimes, mais on n’a pas examiné de façon cohérente la possibilité de les mettre en œuvre dans le monde réel.
Il s’ensuit que tous les “-ismes” politiques sont marqués par des pseudo-pensées contradictoires, c’est-à dire truffées d’erreurs, et qui conduisent de ce fait leurs adeptes à l’échec et au crime.
Lorsqu’on réfléchit systématiquement sur la norme politique, on doit se rendre compte que sa définition ne dépend pas de ces aspirations subjectives, et que la justice naturelle est le seul critère rationnel qui permette de juger les politiques “économiques, financières et sociales” .
→ Hans-Hermann Hoppe : “Economic Science and the Austrian Method”, “Kritik der kausaIwissenschaftlichen Sozialforschung”, “De la théorie économique du laissez-faire à la politique du libéralisme”
→ Friedrich Hayek : Le Mirage de la justice sociale
→ François Guillaumat : La rationalité comme seul critère de distinction entre les normes politiques
→ Sur Lumière 101 avec Georges Lane : Le pseudo-conservatisme
Dimanche 2 novembre 2008 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane • Laisser un commentaire



















