Thème : Histoire des idées
Regard sur Joseph de Maistre
Le Comte de Maistre est l’homme et le penseur qu’habite une absence absolue de compromission avec ce qu’il refuse et dénonce. S’il est vrai, comme le dit l’Apocalypse, que le Seigneur vomit les tièdes, on voit mal comment l’ardeur catholique de l’auteur des Considérations sur la France, dont tant de petites glottes gercées par les fausses bienséances ont mal à dégurgiter les salutaires sucs, on voit mal comment l’auteur de l’Examen de la philosophie de Bacon, qui élimine l’idole empiriste avec le brio d’un rationalisme apologétique ayant aujourd’hui quasiment disparu des rangs de ce qui reste de culture chrétienne, on voit mal comment l’auteur des inaltérables Soirées de Saint-Pétersbourg pourrait en son zèle, présenter un motif d’indigestion à l’estomac suprême. Ce zèle n’est jamais disjoint d’une pensée dont la puissance visionnaire, la langue parfaite et la rigueur conceptuelle sont bien peu connues. Et lorsque l’on goûte Maistre, c’est, la plupart du temps, en y comprenant également bien peu.
Samedi 27 décembre 2008 • classé dans Maxence Caron • Laisser un commentaire
Pascal : résonances de l’irréfutable
Parmi les astres qui, à travers l’histoire, brillent dans le ciel de la Vérité chrétienne, l’un brille d’une lumière toute particulière et déploie un oeuvre qui est à lui seul constellation. Penser la condition humaine et son salut produit chez Pascal une œuvre constellaire, les Pensées, où fragments classés ou non, lapidaires, adamantins et énigmatiques, reflètent en leur forme même les termes de cette relation que l’homme marqué de finitude entretient avec le Dieu caché dont il est infiniment éloigné et par qui il est infiniment aimé. Le chemin que, Transcendant, Dieu assume par amour afin de devenir lui-même chemin pour chacun est celui que Blaise Pascal a saintement lui-même emprunté : il cacha sa souffrance et son génie en Dieu, et devint l’un des plus grands penseurs de la Vérité – il devint l’irréfutable dans l’Irréfutable.
Mercredi 24 décembre 2008 • classé dans Maxence Caron • 2 Commentaires »
De la justice comme seule norme politique
Conséquence du subjectivisme que dénonce Benoît XVI, la plupart des mouvements politiques contemporains s’inspirent d’aspirations non raisonnées : celles-ci sont souvent légitimes, mais on n’a pas examiné de façon cohérente la possibilité de les mettre en œuvre dans le monde réel.
Il s’ensuit que tous les “-ismes” politiques sont marqués par des pseudo-pensées contradictoires, c’est-à dire truffées d’erreurs, et qui conduisent de ce fait leurs adeptes à l’échec et au crime.
Lorsqu’on réfléchit systématiquement sur la norme politique, on doit se rendre compte que sa définition ne dépend pas de ces aspirations subjectives, et que la justice naturelle est le seul critère rationnel qui permette de juger les politiques “économiques, financières et sociales” .
→ Hans-Hermann Hoppe : “Economic Science and the Austrian Method”, “Kritik der kausaIwissenschaftlichen Sozialforschung”, “De la théorie économique du laissez-faire à la politique du libéralisme”
→ Friedrich Hayek : Le Mirage de la justice sociale
→ François Guillaumat : La rationalité comme seul critère de distinction entre les normes politiques
→ Sur Lumière 101 avec Georges Lane : Le pseudo-conservatisme
Dimanche 2 novembre 2008 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane • Laisser un commentaire
Les mots-virus
L’expérience nous montre qu’une bonne partie des choses dont on nous parle en économie sont mal définies, et il s’agit de trouver les moyens d’y remédier.Georges Lane et François Guillaumat s’interrogent sur rencontre de mots utilisés dans un sens imprécis ou dénaturé. Ces “mots-virus” rendent la pensée malade, lui infligeant entre malaise et destruction totale (auquel cas on parlera carrément d’anti-concepts).
La science économique, comme toute science mais d’autant plus qu’elle ne se prête pas à vérification expérimentale, repose de façon cruciale sur une identification correcte de son objet.
Elle progresse dans la mesure où elle définit bien ce dont elle parle, elle régresse dans la mesure où certaines manières de la pratiquer conduisent à méconnaître le contexte où on a défini les mots dont elle se sert.
→ Hans-Hermann Hoppe : Kritik der kausalwissenschaftlichen Sozialforschung
→ Murray Rothbard : “Vers une reconstruction de la théorie de l’utilité et du bien-être” ch. 4; “Le mythe de l”efficience” ch. 6 d’Economistes et charlatans.
→ Ludwig von Mises : L’action humaine ; The Theory of money and credit
→ Friedrich Hayek : Droit, législation et liberté
→ William Hutt : Economists and the Public - A Study of Competition and Opinion. Londres, Cape, 1936
→ Georges Lane : La sécurité sociale et comment s’en sortir
→ Vilfredo Pareto : Le péril socialiste, à paraître en septembre.
→ Nathaniel Branden : “Le vol de concepts”
Vendredi 18 juillet 2008 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane • 2 Commentaires »
Un observateur lucide et prophétique de la révolution
Pourquoi j’aime Mallet du Pan par Jean-Gilles Malliarakis
→ lire le texte de cette chronique
Mardi 8 juillet 2008 • classé dans Libre chronique de l'Insolent • Un commentaire »
“Prouver statistiquement que deux et deux font cinq”
Georges Lane et François Guillaumat examinent les sophismes historicistes en théorie sociale : ceux-ci invoquent de prétendues observations pour nier des vérités logiques de la théorie économique et de la philosophie politique .
Après avoir énuméré un certain nombre de ces vérités logiques pour l’édification de l’auditeur, ils examinent divers aspects du charlatanisme qui voudrait soi-disant réfuter celles-ci au nom d’une prétendue “expérience”.
Ils montrent enfin comment cette démarche compromet la compréhension de vérités bien établies, empêche d’en découvrir de nouvelles, et conduit à l’accumulation de doctrines absurdes auxquelles on a bien du mal à tordre le cou.
→ Maurice Allais : “Les multinationales et la doctrine libre-échangiste mondialiste”
→ Frédéric Bastiat : “Immense découverte!!!”
→ Alain Cotta, Inflation et croissance en France depuis 1962
→ Pascal Salin, La vérité sur la monnaie
→ Thomas Piketty, L’Economie des inégalités
→ François Guillaumat, “Voleurs de pauvres”
→ Leonard Peikoff, “La dichotomie analytique-synthétique”
→ Friedrich Hayek : The Counter-revolution of science
Mardi 13 mai 2008 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane • Laisser un commentaire
La Micropolitique
François Guillaumat et Georges Lane présentent La Micropolitique, livre de Madsen Pirie paru il y a 20 ans, qui montre qu’une approche différente de la réforme politique permet de neutraliser l’opposition à la restauration de la responsabilité et de la liberté personnelles.
L’auteur est parti de ce constat, fait par les théoriciens des choix publics, que les institutions soi-disant représentatives trahissent les intérêts de la population qu’elles sont censées servir. Alors que la redistribution politique se développe et détruit toujours plus de richesse sans aucun profit pour personne, la politique semble ne plus disposer d’aucune institution qui permette de l’en empêcher.
Le génie de Madsen Pirie aura consisté à retourner les procédés de la démagogie politique contre elle-même, en inventant les principes qui permettent d’en définir une qui aille dans le bon sens : en constituant des coalitions d’intérêts irrésistibles vouées à ce qu’il y ait moins de vol, moins d’irresponsabilité, moins de destruction en pure perte.
→ Madsen Pirie : La Micropolitique
→ François Guillaumat et Georges Lane : “La loi de Bitur-Camember”
→ François Guillaumat avec Pascal Dray : L’Illusion fiscale
→ David Ricardo : Principes de l’économie politique et de l’impôt
→ Anthony de Jasay : L’Etat (The State)
Mardi 1 avril 2008 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane • Laisser un commentaire
Le pseudo-conservatisme
Etant donné que le conservatisme se définit a priori comme un refus du changement, François Guillaumat examine avec Georges Lane à quelles conditions ce refus-là peut se traduire par des principes politiques.
Ayant d’abord fait remarquer qu’il est beaucoup plus efficace de critiquer l’immigrationnisme au nom de la démocratie et des Droits de l’homme qu’au nom de l’”identité”, ils distinguent les changements institutionnels qui sont légitimes voire inéluctables, de ceux qu’il faudrait justement interdire par la force.
Ils font ensuite remarquer que le protectionnisme est un exemple de ces innovations institutionnelles injustifiées : celui-ci est naturellement subversif de l’ordre juridique, et ne se distingue en rien du socialisme, dont il n’est qu’un des aspects.
L’émission s’achève sur l’examen de quelques erreurs caractéristiques du pseudo-conservatisme tel qu’on peut l’observer dans le contexte français.
→ Hans-Hermann Hoppe :” De la théorie économique du laissez-faire à la politique du libéralisme”
→ Friedrich Hayek : Scientisme et sciences sociales
→ Vilfredo Pareto : Cours d’économie politique
→ Ayn Rand : La vertu d’égoïsme
→ Margaret Thatcher : “The New Conservatism”
Jeudi 27 mars 2008 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane • Un commentaire »
La vie et l’œuvre de Milton Friedman
Florin Aftalion évoque la vie et l’œuvre de l’économiste le plus important de la seconde moitié du XXe siècle : Milton Friedman. Corrigeant les erreurs de Keynes, associant profondément Capitalisme et Liberté, sa théorie monétaire inspira aussi bien les dirigeants de la Réserve fédérale aux États-Unis que ceux du Chili ou de la Chine.
→ Télécharger la série d’émissions télévisées de Milton Friedman
→ Les transcriptions des émissions de Milton Friedman telles que diffusées en 1980 et 1990.
Samedi 12 janvier 2008 • classé dans Aftalion, Florin, JG Malliarakis • 2 Commentaires »
Le faux problème du développement durable
François Guillaumat et Georges Lane, rappelant que la production consiste dans de l’information créée par l’esprit de l’homme, déduisent que le seul problème de disponibilité des ressources est l’ignorance inévitable de chacun.
Ceux qui s’inquiètent des “ressources non renouvelables” sont dans l’erreur, les nécessités de la conservation ne sauraient justifier aucun autoritarisme agressif, et les générations à venir n’ont aujourd’hui aucun Droit.
→ Frédéric Bastiat : “Justice et fraternité”
→ Article sur Simon-Ehrlich Wager (en anglais)
Ce texte est d’autant plus intéressant que le paragraphe sur le “proposed second wager” qu’on y trouve, et que les soi-disant “écologistes” conçoivent naturellement comme une “justification” de leur alarmisme les réfute en réalité, puisque aucun des indicateurs qu’ils présentent comme un “problème écologique” n’est perçu comme tel par les personnes responsables : il ne fait que prouver à quel point ils sont dans l’incapacité de comprendre qu’un raisonnement économique porte, et doit porter, sur des objets économiques.
Mardi 8 janvier 2008 • classé dans Guillaumat, François, Georges Lane • 23 Commentaires »




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